Croquis – L’Épée des Légions

Et voilà l’Épée des Légions… distribuée dans le lot d’armes de tout légionnaire de l’Armée des Peuples Libres des Terres de l’Ouest… dans mon livre :)

 

un vague croquis, mais qui aide pour les dessins suivants :)

Dessins – L’Arc Béni des Elfes Verts d’Ossiriand

Voici l’Arc Béni des Elfes Verts d’Ossiriand, une race d’habiles archers ;) … En très petit, puisque le croquis original mesure 77cm de long ^^

Dessiner : questions de style…

lorsqu’il s’agit de dessiner des personnes jeunes, j’utilise plutôt le genre “manga” soft… il faut dire que les nez “réalistes” ne sont pas toujours faciles à dessiner… ;D… alors que pour des gens plus âgés, ces traits sauvages et assez vifs conviennent moins… par exemple, l‘Elfe au bijou et Merilin i Fíriel ne s’inscrivent pas dans la même continuité que la plupart des jeunes filles que je dessine habituellement…
En effet, je me concentre avant tout sur les visages, privilégiant l’éloquence des yeux, simplifiant le nez, traçant rapidement la bouche et l’oreille, mais prendre tout mon temps pour obtenir la bonne courbe de visage… c’est le plus important chez moi… ensuite viennent le tombé des épaules, sans bien sûr oublier les cheveux… ah, les cheveux Very Happy… ^^ le reste du corps est souvent simplifié; sauf lorsque je tiens à faire un personnage en entier…
Bien évidemment [et ce malgré les apparences ^^] mes croquis ne représentent pas QUE des jeunes filles, bien entendu… ^^… même si c’est mon sujet de prédilection (eh oui, il faut bien avoir des modèles adéquats, non? ^^), je dessine des paysages (un peu moins, ces temps-ci…), des grands arbres et maintes armes…

Protégé : Dessins – Vilin i Nandin

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Protégé : Dessins – Alagiell : cen ú-bedin

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Protégé : Dessins – Alagiell túreb

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Protégé : Dessins – Míriel i Elleth

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Brouillon – Merilin i Fíriel

Ensuite, en format réduit toujours, le dessin que je nomme “Merilin i Fíriel“, littéralement “Rossignol la Jeune Mortelle”… car je trouve à cette jeune femme un petit air d’oiseau blessé, ou légèrement empli d’une certaine mélancolie… bref je vais passer les détails quant à mes divagations spirituelles lorsque je dessine ^^… surtout qu’il n’est VRAIMENT pas beau… on va dire que c’est un essai ^^

NAN BON EN FAIT ON PEUT LE DIRE, C’EST IMMONDE! ^^

Protégé : Dessins – L’Elfe au bijou

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Envies de gribouiller… présentation

Et oui, je ne fais pas qu’écrire toute la nuit, il m’arrive aussi de dessiner ^^… souvent rien de très joli, de simples petites esquisses jetées à la hâte sur le papier en pleine forêt, sous le coup d’une envie soudaine, avec comme seul appui une vielle souche, et comme seul pinceau une vieille plume… ^^
Mais parfois, avec amour et patience, je peux arriver à quelque chose que je ne veuille pas froisser directement et jeter au loin… je suis toujours insatisfait de mes dessins comme de mes vers, mais néanmoins c’est moins détestable que d’autres croquis horribles que je n’oserais montrer en ce lieu ^^…

Présentation des catégories

Pour que tout ne soit pas dans un chaos innommable, j’ai créé quelques catégories [à droite, pour ceux qui n'ont pas vu... dans "select a category" ^^]:

~> Avant toute chose : Les petits trucs qui doivent être lus en premier… eh oui, désolé, je vous oblige à lire plein de choses ^^… c’est court mais nécessaire, je vous rassure :)

~> Divagations et bazar bizarre : Des fruits anormaux de mon esprit, des pensées étranges et puis… pas grand-chose, en vérité ^^…

~> Bribes d’un coeur : Ah, là, ce sont mes poèmes et récits d’amouuuur, un thème qui m’est cher… c’est aussi mon Temple… pour Elle ;-) :-D

~> Mon livre : Mes écrits concernant mon livre :-D [les chiffres du genre II,3 etc indiquent la position des textes dans les trois tomes et les sept "livres" de Fanórdil : i Apacened Ardassen]

~> Mes gribouillages : La galerie de mes dessins, croquis, ébauches et études de persos… en vrac, ou pour mon livre :)

~> Ma Musique : Les mélodies en tout genre qui hantent mon esprit

~> Le reste… privé ! : Ben… c’est explicite, nan? ;P

Textes – L’Appel aux Armes [II,5]

L’appel aux armes

II, 5

 

 

 

 

 

 

« – Voyez, mes frères ! Ces terres désormais flétries n’abritent plus une once de vie ; toute beauté et toute magie en ont été retirées par l’Ombre qui s’étend à présent sur ces plaines désolées…

Cette Ombre qui grandit à nouveau à l’Est, et dont le seul but est de saccager ce monde déjà au bord de la ruine, cette ombre est notre ennemie à tous ! La laisserons-nous détruire l’œuvre de nos glorieux ancêtres ? La laisserons-nous ternir le souvenir de la splendeur des royaumes d’antan ? Et, mes frères, laisserons-nous cette Ombre, si puissante et dangereuse soit-elle, décider du sort de ce monde ? Non, mes amis ! Car, bien qu’elle ait déjà ravagé de nombreux cœurs, jamais elle ne pourra atteindre les nôtres… Notre ennemi se nourrit des peurs qui hantent nos pensées, et les querelles qui nous déchirent ne font qu’accroître sa puissance ! Mais devons-nous pour autant accepter le sort qui nous est apparemment destiné ?

Non ! Unissons nos forces et levons-nous ! Dressons-nous contre ces funestes armées qui depuis trop longtemps assombrissent la plénitude de ces contrées ! Abattons ces cœurs impurs, ces esprits vils et ces créatures aussi féroces que maléfiques afin de libérer les Terres du Milieu de la corruption qui fait se faner les fleurs autrefois éternelles… Croyez-moi, une pâle lueur d’espoir luit encore dans nos cœurs ! Si nous faisons confiance à nos épées et si nous montrons notre vraie valeur au combat, cette lueur percera les ténèbres qui nous entourent et parviendra à illuminer la voie de l’éternité à ceux qui seront tombés au cours de cette noble lutte…

Un ardent désir brûle dans mes veines, celui de retrouver ne serait-ce qu’une partie de la splendeur du Royaume Éternel dans ces plaines tourmentées… Pour y parvenir, nous devrons accomplir ce que nul n’a jamais osé tenter : affronter la toute-puissance du Seigneur Ténébreux en personne! Par la lame de mon épée, mes frères, j’ose jurer que tous ensemble, nous parviendrons à mettre à bas son orgueil et à restaurer la paix sur Elenardh, quitte à le payer de nos vies !

Marchons vers l’Est et combattons les esprits tourmentés qui s’opposeront à nous ! Et avec davantage d’ardeur encore, abattons ceux qui autrefois, avant la Submersion, nous ont trahi et qui, pour vivre une vie immortelle, ont choisi de rejoindre le Mal ! S’ils ont été bannis dans des temps anciens, désormais, ils doivent payer de leur âme corrompue le prix de leur trahison ! Leur repentir durera jusqu’à la fin des temps… bien que cela ne soit guère suffisant pour purifier leurs âmes des atrocités qu’ils ont commises !

Mais, dans cette marche qui permettra d’assouvir notre désir de vengeance, nous ne devons en aucun cas perdre de vue notre objectif premier : la tâche qui nous a été dévolue nous ordonne de libérer les Terres du Milieu du Mal et d’y restaurer la paix et la beauté… Ne l’oubliez pas, mes frères ! Nous sommes les fils de la Lumière et ses servants ! Nous ne pouvons ni ne devons faillir à notre mission, sinon, eh bien, les ténèbres éternelles recouvriront les terres de vos ancêtres à tout jamais…

Pour empêcher cela, nous devrons nous battre avec force et courage contre l’Ennemi ! Prenez vos épées ! Elles brilleront toujours, même si dans les ténèbres votre cœur faillit !

Et sachez que la mort nous rattrapera tôt ou tard, quoi que l’on puisse faire, car nous sommes les habitants des terres mortelles, et non des royaumes éternels de l’Ouest ! Alors autant mourir de la façon la plus noble : en combattant l’Ombre ! Combattez pour vos femmes, pour vos enfants et pour l’amour de ces terres qui depuis toujours abritent ceux de notre race ! Et si le courage ne nous manque pas face aux esclaves du mal, alors cette bataille n’aura pas été vaine, et on en entendra encore les échos dans les chants de nos enfants, quand le monde aura changé… Combattons avec honneur, et notre gloire égalera celle de nos plus vaillants ancêtres !

Dans la bataille, ou lorsque vos forces vous abandonneront et que votre esprit ira rejoindre ceux de nos anciens rois, souvenez-vous de toutes les vies qui ont pu fouler ces terres, et de toutes celles qui suivront… N’oubliez pas tous ceux que vous avez aimés, et prenez patience, car ils vous rejoindront un jour… Remémorez-vous l’éclat du Soleil et de la Lune sur les eaux endormies des lacs paisibles, la pluie sur votre visage qui efface toute souillure, le parfum des fleurs à l’aube, et le chant des oiseaux au crépuscule… Et sachez que si votre ardeur au combat a révélé en vous un peu des seigneurs d’antan, vous irez les rejoindre dans les landes toujours vertes du Royaume Immortel.

 

Alors seulement vous verrez l’elanor et le niphredil qui ne fleurissent que sur les terres vierges de toute souillure. Leur parfum accompagnera vos pas vers un horizon éclatant de lumière. Au bout du chemin vous les verrez…les landes infinies du Royaume éternel, plus belles encore que les clairières de la Lórien…

 

Vous ne devez pas craindre la mort, mais l’apprivoiser, l’accepter : elle n’est qu’un passage, une libération… même si vous quittez pour un temps ceux qui vous sont chers…

Alors, partons, mes amis ! Quittons nos demeures et espérons les revoir un jour proche, quand l’Ombre aura été vaincue.. .Accomplissons notre devoir et allons à l’encontre de notre destin ! Il nous révèlera si notre combat aura été vain ou non…

 

Lothenon *Pethdan*

Protégé : Textes – Le Miroir [II,4]

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Astuces et fonctionnement :)

Il y a quelques explications à donner avant toute chose :) :

 

• Le fonctionnement de WordPress n’est pas excessivement complexe, il ne faut pas prendre peur ! ^^

• Beaucoup d’articles sont “protégés” à l’aide d’un mot de passe… eh oui, sans parler des spammers, nombre de personnes ne se soucient guère des copyrights et du travail fourni… pour éviter ces pillages, j’ai donc procédé ainsi… mais ne craignez rien : il vous suffit de m’envoyer un petit mail [c'est à gauche, la plume dans la barre latérale] pour que je vous donne les différents mots de passe… Je fais rapidement confiance, à partir du moment où ce sont des gens bien ;-)

• Certains dessins et certaines histoires issues de mon livre sont volontairement accessibles sans mot de passe… tellement de monde les a déjà vus que je n’en suis plus à quelques-uns… et puis de cette façon, mêmes les anonymes parcourant le Web pourront lire quelques bribes de mes écrits… ;-) mais je rappelle que de toute façon, il suffit de me le demander pour que je donne les mots de passe !

Par exemple, le Combat dans la Nuit et L’Appel aux Armes sont en libre-accès… c’est tout, en attendant que je mette certains dessins !

• N’oubliez pas de cliquer sur les images pour les agrandir ! Car la plupart du temps, je fais un lien vers mon hébergeur d’images… pour que vous puissiez visualiser les images et les dessins en 1024px [Pour des raisons d'affichage et de largeur de bande, je suis obligé de réduire les images dans les articles à 400px :'( ...]

• Et puis j’ai oublié le reste ^^… mais j’allongerai peut-être en mettant des petites astuces pour ne pas se perdre :) … Dites-moi lorsque vous avez des bugs, ou lorsque mes articles contiennent des erreurs [ça arrive ^^...]

:-D

Textes – Combat dans la Nuit [II,4]

Combat dans la nuit

 

II, 4

 

Son épée luisait sous le pâle éclat de la lune et des étoiles mêlées. Soudain, à la faveur d’une trouée dans les nuages, la lune jeta un de ses minces rayons sur la lame. De fines lignes apparurent alors, presque indiscernables au départ, mais dont l’éclat augmentait tandis que la blanche Ithil montait toujours plus haut dans le ciel dénudé. Des runes elfiques de puissance et de force, ainsi que de sagesse et de pureté se dessinèrent sur le plat de l’épée, qui éclairait maintenant le visage de Fanórdil de la même lumière que les étoiles illuminaient les cimes des arbres en cette nuit sans nuages.

 

Ayant terminé sa halte, le jeune aventurier se leva, saisit son bouclier et pris son fardeau sur ses épaules. Les galettes de lembas, le pain de voyage des elfes et la liqueur sacrée lui avaient rendu toute son énergie, le poussant plus que jamais à hâter le pas. Plus tôt il rentrerait à la Cité Verte, plus tôt la Reine saurait ce qui se tramait dans les régions hostiles de l’Est.

 

Son pas était désormais rapide et léger, et ses pieds semblaient à peine effleurer les herbes. Après avoir traversé de nombreuses clairières, Fanórdil rencontra enfin les derniers arbres qui marquaient l’orée de la forêt. Enfin il en sortit et vit les collines herbeuses dans les rayons obliques de l’Astre de la Nuit. Il en fut heureux, car il savait qu’il n’était plus à très grande distance de son foyer ; quelques heures de marche, une journée tout au plus, et il serait de retour… Mais quel retour, hélas ! S’il revenait plus tôt qu’il ne le devait et s’il devait à nouveau contempler les vastes plaines et les hautes cimes de son pays, c’était pour annoncer une bien funeste nouvelle : le retour des Orques dans les Monts Brumeux, à l’Est, dont il avait tué plusieurs éclaireurs la veille, comme à son habitude depuis bien des jours…

 

A nouveau il s’arrêta et interrompit sa réflexion. Au pied de la colline sur laquelle il se trouvait, à un furlong tout au plus, se trouvait un petit campement réunit autour d’un feu rougeoyant, tout contre un petit bosquet de bouleaux. D’abord le jeune homme fut heureux, car il pensait avoir retrouvé quelques-uns de ses amis de la Légion ou tout au moins des voyageurs qui pourraient le renseigner et lui apprendre les nouvelles de la Cité. Mais il n’en était pas ainsi. À peine eût-il fait quelques pas que Fanórdil se rendit compte de son erreur : ce n’étaient pas des Hommes, mais des Orques qui avaient établi leur camp ici pour la nuit. Ainsi ces viles créatures avaient été plus rapides que lui ! Mais Fanórdil reconnu les hautes silhouettes de ceux de ces êtres qui habitent les régions bien au Sud de cette contrée. Les événements prenaient une tournure autrement plus grave : Non seulement les monstres de Ner’zul lançaient des raids depuis l’Est et poussaient jusque dans les Chithaeglir, les Montagnes de Brume, mais ils envahissaient aussi secrètement les abords du pays par les collines du Sud !

 

Une seconde seulement fût nécessaire à Fanórdil pour savoir ce qu’il avait à faire : massacrer cette petite troupe afin qu’elle ne puisse pas repartir et faire leur rapport auprès des sbires du Seigneur Ténébreux. Cela était peut-être inconsidéré, mais mieux valait prendre le risque d’être blessé ou pis par ces hideuses créatures que de les laisser revenir en plus grand nombre pour assiéger la Cité…

 

Fanórdil dégaina son épée. En sortant de son fourreau, la lame luisit à nouveau. La force de la Lune était en elle, et Fanórdil la contempla un instant. Jusqu’à présent, son long corps forgé de mithril et son fil acéré lui avaient valu nombre de glorieuses victoires. Elle était légère malgré sa longueur mais cependant elle pouvait trancher les armures les plus solides, et confiait à son détenteur la valeur au combat et la force de résister à l’Ombre.

 

Il fallait maintenant au jeune guerrier agir avec célérité. Les exterminer tous le plus rapidement possible, et alerter les gardes de la Cité avant que la prochaine nuit ne tombe. Peu importait la fatigue tant qu’il parvenait assez tôt chez la Reine pour dépêcher une cohorte afin de stopper l’avancée de l’Ennemi. Déjà on voyait dans le lointain les premières lueurs de l’aube, et le Soleil ne tarderait pas à prendre le pas sur la Lune, qui sombrait vers l’Ouest.

 

Fanórdil vérifia que seul un garde surveillait le campement. Ses yeux perçants dans l’obscurité le lui confirmèrent. Aussitôt, Fanórdil dévala la pente enherbée et ne tarda pas à être à portée de voix du campement. Dès lors, le jeune homme ralentit puis écouta tandis qu’il progressait à pas furtifs. Ses oreilles ne perçurent aucune voix. Tout était silencieux, hormis le léger souffle du vent nocturne et le bruit de sa respiration. Aussi, notre héros reprit son chemin et s’approcha de la lisière du bosquet. Ainsi abrité, il ne pourrait être vu du garde, qui s’approcha du feu mourant.

 

Fanórdil rengaina alors son épée et prit son arc, petit certes, mais de bonne facture. N’étant qu’à petite distance du garde, Fanórdil saisit une flèche dans son carquois. Sa pointe de fer et son bois de frêne empenné de vert n’allaient pas tarder à transpercer la chair puante de cette créature répugnante… En effet, jugeant que l’Orque était placé à une distance raisonnable de lui, Fanórdil banda son arc et aussitôt la flèche était partie, sans aucun bruit et sans briser le calme profond qui précède l’aube. Et le garde fit de même. Touché en pleine poitrine, il s’écroula sans un râle, sans même un cri. Ceci étant fait, Fanórdil tira son épée et s’approcha avec davantage d’assurance. En parvenant à côté du corps encore chaud du garde, il observa plus attentivement cette créature. Ses armes grossières baignées dans le sang noir et son teint basané ne laissaient aucun doute sur son origine : il était bel et bien venu des lointaines terres arides du Sud-est. Il était maintenant temps de s’occuper de ses compagnons…

 

Le reste de la troupe dormait sur des lits d’herbes sèches à même le sol à petite distance, autour des braises, presque éteintes maintenant. Il lui serait facile de tous les tuer avant que le Soleil ne se lève, mais pour ce faire il devait se hâter. Fanórdil s’avança sans bruit des corps assoupis. Il vit les faces brunes des Orques qui grimaçaient tandis qu’ils grognaient affreusement. Il parvint à trancher la gorge de deux de ces créatures qui moururent dans le silence. La lune jetait ses derniers rayons sur Fanórdil alors qu’il se penchait sur un troisième qui manqua de réveiller ses compagnons tant ses derniers soubresauts étaient violents. Lorsque le jeune guerrier se releva, les mains emplies du sang noirâtre et fumant de ses ennemis, il vit que sa lame elfique ne brillait plus. La lumière grisâtre de l’aube emplissait les landes vertes et le Soleil pointait déjà à l’Est.

 

Soudain, Fanórdil se retourna violemment et ce qu’il vit l’emplit de terreur. Un Orque immense accourait en hurlant, et, lâchant le bois qu’il était probablement allé ramasser dans la forêt pour raviver le feu, il dégaina son long cimeterre courbe et appela à l’aide ses compagnons qui ne tardèrent pas à bondir, ahuris devant les cadavres encore frais de leurs congénères. Puis, voyant le jeune guerrier de la Cité Verte, debout, sa longue épée dans une main, son grand bouclier dans l’autre, ils comprirent ce qui s’était passé dans l’obscurité.

 

Désirant peu se faire encercler, Fanórdil bondit en direction du grand Orque, qui vociférait toujours dans son hideux langage. Comme prit d’une soudaine fureur, Fanórdil sentit son sang ardent couler dans ses veines et sa haine du Mal prendre possession de sa volonté. Il s’entendit s’écrier d’une voix claire : « Aiya Fëanardil ! Gosto i ‘ruith i Pheriain ! Salue Fanórdil ! Crains la colère des Demi-Hommes ! » Et Fanórdil, du haut de la butte sur laquelle il se trouvait, jaillit et abattit son épée elfique sur le casque de l’Orque, lequel se fendit sans opposer la moindre résistance à la fureur du coup porté par le jeune homme. Le corps de son ennemi s’étala de tout son long sur l’herbe jeune et son sang impur vint souiller le sol béni de ce lieu.

 

Fanórdil se retourna alors, et heureusement les autres Orques étaient trop étonnés de voir une telle ardeur chez un Semi-Homme, c’est pourquoi ils ne le rattrapèrent pas tout de suite. Rassemblant son courage, Fanórdil s’élança à leur rencontre, ce qui stupéfia encore davantage ses adversaires, plus nombreux et plus grands de plusieurs pieds.

 

Arrivant à la hauteur de ceux-ci, il lança d’une voix audacieuse : « Lacho calad ! Drego morn ! Lumière embrase ! Fuyez ténèbres !». Ses ennemis, qui lui faisaient face, ralentirent, comme pris d’une crainte soudaine devant un adversaire si déterminé et dont le courage ne vacillait point. Alors Fanórdil, une flamme dans le cœur et un éclair dans les yeux, sortit son grand cor. Son appel clair retentit dans toute la vallée et sa note pure se réverbéra sur les hauteurs avoisinantes. Puis ce fut le silence. Les Orques, terrifiés, avaient stoppé leur course. A quelques pas seulement de Fanórdil, ils observaient avec crainte les premières lueurs du jour. Ces bêtes immondes ne savaient que faire. Elles craignaient à présent autant l’épée luisante de Fanórdil que les féroces rayons du Soleil. Plus rapide que jamais et bien décidé à ne point faillir, le jeune homme éleva sa lame, qui brillait désormais non plus d’argent, mais qui illuminait le guerrier d’une lumière d’or. Le retour de l’astre ardent lui donnait plus de vigueur encore.

 

S’élançant contre la masse réunie des Orques, Fanórdil en abattit trois sans même qu’ils ne s’en aperçoivent. Deux parmi les plus grands de ses ennemis s’avancèrent tout de même contre lui, voulant lui barrer le chemin, en vain. La lame magique tourbillonna dans les airs et ne sembla n’être plus q’un lointain reflet du Soleil, et pourtant cette lumière virevoltante apporta la panique dans les rangs des Orques. En effet, maniée par la main agile du guerrier, elle trancha en un éclair la main d’un premier ennemi, avant de percer sa cotte et qu’il ne s’effondre irrémédiablement. Le deuxième, sans doute le chef de l’expédition, saisit sa hache et porta un violent coup à l’épaule de Fanórdil. Bien heureusement, l’arme ricocha sur l’acier de son armure et dévia le coup, qui ne causa pas grand mal mais qui jeta à terre Fanórdil avec force. Rassemblant ses esprits, le Semi-Homme parvint de justesse à trancher la jambe du chef Orque avant qu’il n’arrive à sa hauteur. Fanórdil se redressa avec hâte et fit en sorte que son adversaire ne se relève plus jamais…

 

Un autre surgit de derrière, qui s’était probablement réfugié dans le bois à l’approche du jeune combattant. Son long cimeterre manqua par deux fois de briser la nuque à Fanórdil, qui esquiva avec adresse les coups féroces de l’ennemi. Maintes fois il remercia son bouclier qui réussissait à arrêter la lame courbe et acérée. Enfin la pointe effilée de son épée perça le ventre de l’Orque, qui n’abandonna point pour autant la lutte. Il asséna encore à Fanórdil quelques coups qui étaient rendus puissants par l’agonie de la sombre créature. Mais, davantage encore, ce furent les hurlements de l’Orque qui terrifièrent un instant le Demi-Homme. Enfin, à bout de forces, l’Orque tomba à genoux et mourut dans un râle empli d’une haine sans fond.

 

Cela redonna force et confiance à Fanórdil, qui se retourna pour savoir ce qu’il en était du reste de la troupe. Et il ne tarda pas à le savoir, puisqu’une lance rouillée et grossière, de façon orque, effleura le casque de Fanórdil et vint se ficher profondément dans l’écorce d’un bouleau juste derrière lui. Un Orque de haute stature, sans doute celui qui avait jeté cette lance, courait vers Fanórdil, une dague à la main et un petit bouclier rouillé accroché à son autre poignet. Il était suivit de près par tous ses compagnons, qui étaient probablement allés chercher leur armement. Ceux-là seraient autrement plus difficiles à vaincre ! Et lui qui comptait les tuer sans bruit …il allait être servi !

 

Puisqu’il n’avait plus le temps de charger son arc, il serra fortement son épée et se jeta dans la mêlée. L’Orque de tête remarqua à peine le coup qui le stoppa, décapité. Deux de ses suivants tombèrent de même, la tête tranchée net. Dans sa fureur, Fanórdil en abattit encore une douzaine avant de s’arrêter, faute d’ennemis à combattre.

 

Pivotant sur lui-même, il aperçu trois silhouettes qui fuyaient son courroux. Il lui fallait les mettre à terre également, sans quoi ils s’échapperaient et lanceraient une offensive de grande envergure contre les murs de la Cité, à moins d’une journée de marche. Fanórdil avait reçu peu de blessures, mais cependant, le coup qu’il avait encaissé à l’épaule et qui l’avait presque assommé le faisait souffrir. Mais, ignorant sa douleur, Fanórdil rengaina son épée. Mais le combat n’en était pas pour autant terminé… Il saisit son arc et tira un premier trait qui manqua de peu sa cible, se fichant dans le sol à quelque distance des pieds d’un des Orques fuyards. La malchance ou sa douleur, ou le concours des deux lui firent rater une deuxième fois l’Orque en question. Rendu fou de rage et de crainte que l’Ennemi soit prévenu, Fanórdil décocha à la suite trois flèches qui sifflèrent telles le cri de la buse au crépuscule, avant de s’abattre chacune sur l’une des créatures courant le dos courbé. Comme il l’avait voulu, ses trois proies trébuchèrent et s’étalèrent, corps impurs dans la beauté de l’immense prairie.

 

Fanórdil soupira. Il avait accompli sa mission. Il ne restait nulle trace de vie sur la colline, hormis lui-même, silhouette brillante dans la lumière du jour. L’aube s’était levée, et le Soleil recommençait son périple, comme tous les jours depuis le commencement des temps… Il retira son casque, et ses longs cheveux bruns s’étalèrent sur ses épaules. Ses mailles brillaient du même éclat que le Soleil ; sa cape grise et sa tunique verte bruissaient avec légèreté dans la douce brise matinale, de sorte qu’il semblait se confondre avec l’immensité de la plaine elle-même.

 

Enfin le vent frais amena de vastes nuages gris de l’Est. Ils grondèrent de concert, avant de relâcher une douce et chaude pluie sur les étendues herbeuses et les bois environnants. Fanórdil écouta le cliquetis de l’eau sur son armure, et la laissa laver sa lame du sang ténébreux des Orques. Puis, il contempla la pluie bienfaitrice retirer toute souillure du haut de la colline où il se trouvait.

 

A nouveau le calme revint, et les rayons du Soleil également, comme pour rappeler à Fanórdil sa quête. Revigoré par la chaleur de la lumière d’or, il reprit son chemin en direction de l’Ouest tout proche, ne pouvant pas s’attarder davantage en ces lieux…

Lothenon *Pethdan*

pix: un dessin de mai, aussi : ^^

Protégé : Textes – Revanche d’une Apprentie Voleuse [II,3]

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Protégé : Textes – L’Envers de l’Endroit [II,3]

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Protégé : Textes – Humour à travers l’Empire [II, 3]

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Protégé : Textes – I Dhúath i Bennas [II,?]

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Poèmes – Aníron

 

O môr henion i dhû :
Ely siriar, êl síla.
Ai! Aníron oltho o Hilmarien Linnathell…

Tiro! Êl eria e môr.
I ‘lîr en êl luitha ‘úren.
Ai! Aníron oltho…

A Silmarien, Fëanárdil i Tinúlach aníra linno : « Ce melin » !

Des ténèbres je comprends la Nuit :

Les rêves s’écoulent, l’Étoile brille.

Ah ! je désire rêver de Silmarien Linnathell…

Vois ! Une étoile s’élève au-dessus des ténèbres.

La chanson de l’étoile résonne dans mon cœur.

Ah ! je désire rêver…

Ô Silmarien, Fëanárdil la Flamme du Crépuscule Étoilé veut chanter « je t’aime » !

No in elenath hîlar nan râd gîn, ce i melin… i lalaith híla o nîf gîn… ar i estel tinna mi i gloereb elu hin gîn…

Protégé : Textes – La Main dans le Sac [II,3]

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Poèmes – L’Endormie…

 

« L endormie »

 

 

 

I

Dehors, le froid fait se geler la lumière des étoiles

Mais toi, tu dors ;

Assoupie sur ce lit, tu rêves.

À quoi, je ne saurais le deviner

Mais à voir ton sourire, tu es ailleurs

Loin.

Et moi, assis près du feu qui couve dans l’âtre,

Je te contemple…

Les flammes éclairent mes yeux

Qui percent la faible lumière

Du crépuscule.

Je te contemple et je pose mon regard

Sur les draps qui t’entourent de leur chaleur,

Jaloux de la caresse qu’ils reçoivent.

Le jour décline et j’ai du mal à percer l’obscurité

Qui te cache à mes yeux.

Je me lève et tourne mon regard vers les bois

Endormis eux aussi dans les ténèbres.

Le gel emprisonne l’éclat des étoiles

Et le givre entreluit dans la brume.

Au loin, la Lune se lève

Et vient jeter sur mon visage ses pâles rayons.

La nuit est froide au-dehors ;

La fenêtre semble m’isoler d’un rêve étrange,

Surnaturel.

Un nuage passe,

Et vient recouvrir de ses ombres l’Astre de la Nuit ;

Tout redevient ténèbres,

Tout est noir comme après une vision d’un autre monde.

Soudain surgissent à nouveau les rayons laiteux

Et je me retourne pour les voir illuminer ton sourire.

Leur pâle éclat vient se refléter dans tes cheveux

Mais tes yeux rêvent, loin,

Et ne peuvent voir la nuit t’entourer comme un écrin

Qui protège un bijou.

Longtemps je reste là, assis,

À regarder la lumière rebondir sur les draps blancs

Et à écouter ta lente respiration apaiser mon cœur…

Tu te retournes et t’enroule dans ton cocon,

Me privant de ton visage endormi.

Tu as froid.

Je m’approche de la cheminée où ne brûlent plus que des cendres

Et ranime les braises comme un sourire redonne vie à un amour en perdition.

Les flammes s’élancent, dansent,

S’enroulent et déroulent leur lumière sur toi

Comme une caresse tendre, une de celles que je ne peux te donner.

Tu souris, et mon cœur chante

En te voyant ainsi bercée par la lumière virevoltante.

Dans la nuit qui endort le monde silencieux

Hulule une chouette :

C’est la mi-nuit.

Une demi obscurité s’est déjà écoulé,

Le temps fuit et s’enfuit alors que je te regarde rêver…

Lentement je m’approche,

Et m’agenouille à tes pieds, ô toi que j’aime,

Toi qui ne le sais pas.

La nouvelle flambée vient une fois de plus luire dans tes cheveux

Étalés autour de ton visage,

Ténébreux sur l’oreiller

Mais rougeoyants dans les lumières mêlées de la Lune et du feu.

II

Assoupie tout près de mes yeux qui s’enivrent de te voir ainsi insouciante et belle,

Tu ne sais pas que si je t’observe,

C’est parce que je t’aime

Et que je ne peux plus vivre que grâce à ta présence en ce monde…

Si tu savais…

Si tu savais comme mes yeux te dévorent

Tandis que, l’esprit vagabond, tu erres en des endroits lointains.

Mes mains s’approchent de ton visage, que je distingue à peine dans la pénombre ;

Le cœur défaillant, je tends une main fébrile vers ta joue.

De tes lèvres fines et belles sort un doux soupir ;

Sans doute loin là-bas, depuis ces terres où tu te promènes,

Tu sais que quelqu’un t’aime,

Quelqu’un qui veille sur ton sommeil avec bienveillance,

Quelqu’un qui depuis si longtemps n’ose te le dire…

Ma main effleure ta joue qui ne se dérobe pas sous la caresse ;

Ton sourire se dessine sur tes lèvres, juste sous mes yeux qui profitent de cet instant fabuleux…

L’ombre de la nuit se fait plus dense par-delà la vitre

Mais je ne le vois pas,

Tant mon regard caresse ton visage…

J’oublie les heures qui s’écoulent, fuyantes et éphémères,

Ta joue au creux de ma paume et ton souffle qui me berce tel un rêve…

Je repose ma tête amoureuse au bord du lit pour mieux voir tes paupières refermées sur tes yeux embrumés.

Ainsi je reste à fixer ton image dans mon esprit :

Une fée reposant au creux de simples draps blancs,

Dont les plis forment les vagues d’un océan sur lequel j’aimerais voguer des heures durant…

Le pâle reflet de la neige sur la plaine et l’éclat des étoiles qui veillent sur toi

Ne font plus qu’un avec le doux rougeoiement des braises qui se consument

Là-bas, dans l’autre coin de la pièce,

Si loin que je ne veux te quitter pour aller raviver les dernières cendres du foyer encore tiède.

Ma passion et tes rêves te tiendront chaud.

Depuis des heures, quelques instants il me semble,

Je te contemple…

Je ne puis retenir une autre caresse…

Ma main erre sur les courbes de ton visage que je ne distingue plus,

Mais je le sens, là, tout près de moi ;

Tes lèvres d’où sort la lente musique de ta respiration, tes sourcils qui disent le bonheur où tu es plongée

Là-bas, au pays des rêves ;

Ton front ; je remets une mèche de tes cheveux en place…

Je ne vois pas leur doux reflet, mais je sens leur caresse entre mes doigts…

Enfin ma main s’égare à nouveau sur tes lèvres, ton menton pour achever son doux voyage dans ton cou…

Je t’aime et tu ne le sais pas…

Tu le ressens juste… là-bas…

Si lointaine et si proche…

Si belle…

Beauté invisible, tu m’éblouis dans les ténèbres…

Le feu est mort dans la cheminée, mais tes rêves continuent,

Beaux et insouciants, libres et étonnants…

Je reste à genoux,

Je te contemple…

Je pose ma paume près de ta figure endormie ;

Tu semble entendre mon appel de là où tu voles,

Et tu saisis ma main.

Tes doigts s’entremêlent avec les miens,

Et l’espace d’un instant je crois que tu t’es réveillée…

Ma tête glisse vers la tienne

Mais tu dors.

Mes yeux ne peuvent quitter la silhouette de ton visage

Qui se dessine dans le noir

Tel le croquis surnaturel d’une déesse endormie…

Tu dors et je t’aime, tu ne le sais pas et tu dors …

Je t’aime et je voudrais enfouir mon visage dans tes cheveux à tout jamais,

Y dormir et y rêver…

Rêver… avec toi.

M’envoler avec toi vers le pays lointain de ton sommeil,

Pour que tu me montres ce qui y vit de beau…

Ta main se desserre et lâche la mienne,

Présence rassurante au creux de ton sommeil.

Tes doigts glissent le long des draps

Et s’endorment à nouveau le long de ta silhouette.

III

J’entrevois un sourire qui s’esquisse sur ta bouche un instant,

Sourire de joie libre et de bonheur simple,

Celui de rêver…

Mais ce sourire, tu me l’offres peut-être parce que tu es amusée, là-haut loin dans tes rêves étoilés,

Amusée de découvrir que mon cœur t’es tout entier dédié,

Temple infini en l’honneur de ta beauté.

Palais aux milles portraits de toi,

Empli de souvenirs, de milles esquisses de tes yeux,

Temple trop étroit pour contenir un amour devenu passion…

Galerie jamais terminée de statues te représentant,

De rêves inachevés,

De caresses maintes fois réprimées,

De paroles trop longtemps gardées en moi…

Temple bâti pour la fée qui s’étend, rêveuse, devant moi,

Autel consacré à ta splendeur,

Maigre cadeau pour une reine à qui je sacrifie mon cœur,

À qui je donne en offrande ces mots qui traversent mon esprit,

Fugaces encensements pour une divinité

Devant laquelle je ne me serai jamais assez agenouillé…

Mais, le sais-tu vraiment ?

C’est ce qu’il semble, mais peut-être que ton sourire

Ne vient que de tes rêves heureux ?

Je me plais à penser que mon regard tendre t’a donné confiance en ton serviteur…

Je me mets à espérer que mes offrandes et mes prières t’ont enfin atteinte…

Que les mots que j’ai si longtemps murmurés pour toi

Ont trouvé le chemin de ton cœur…

Rêve inaccessible, étoile fuyante,

Toujours ta présence s’est dérobée à mon amour…

Alors comment pourrais-tu maintenant entrevoir

Une partie du temple que ton adorateur a construit,

Les offrandes que ton prélat t’a demandé d’accepter

Priant pour un simple regard en retour ?

Je rêve, la tête posée contre la tienne, tes cheveux dans les miens…

Je suis dans un rêve bien réel mais le monde semble s’être évaporé

Pour ne laisser plus que nous deux

Toi et moi ; toi qui sommeilles sous mes caresses vaines…

Tu dors et je t’aime, tu ne le sais pas et tu dors …

Je te contemple…

Je ne peux contenir ma passion,

J’aimerais tellement que tu me fasses entrer dans ton rêve

Pour que je puisse te murmurer « Je t’aime »…

Je me penche pour poser un dernier baiser sur ton front,

Une dernière caresse sur tes lèvres.

Je te contemple…

Enfin je me lève et jette un dernier regard sur tes paupières refermées

Avant de me retourner.

Le jour pointe, l’aurore teinte déjà les cimes de rose,

Et une lumière grise entoure la maison perdue sur la colline…

J’entrevois le monde encore assoupi derrière la buée de la vitre…

Mais mes yeux n’aiment qu’un spectacle, et c’est celui de te voir…

Alors je reprends ma place près de la cheminée qui brûle d’une nouvelle flamme…

Je te contemple…

IV

Je t’aime et tu ne le sais pas, tu t’éveilles et c’est moi qui dors…

La douce chaleur de la pièce et ta silhouette assoupie dans ton lit ont eu raison de moi,

Et je sombre dans le rêve… tu es à côté de moi et nous volons ensemble…

Ce n’est qu’un rêve car toi tu te glisses hors des draps

Qui toute la durée de ma contemplation t’ont enveloppée de leurs caresses…

Tu te lèves et tu vois que je dors,

Assis au bord du foyer ardent, je rêve de toi et tu ne le sais pas…

La clarté du soleil t’inonde de sa lumière dorée

Et révèle ta beauté jusqu’alors aveuglée par la nuit…

Mais je dors…

Et tu souris de me voir ainsi, fatigué mais heureux, le visage rayonnant…

Tu te demandes pourquoi je semble ne pas avoir dormi

Ce qui avait bien pu me tenir ainsi éveillé

Toute la nuit, à tes côtés.

Tu te le demandes, mais tu le sais…

Ton cœur sait que je l’aime,

Tes yeux aussi savent que je ne peux vivre sans eux…

Tu le sais… mais n’oses te l’avouer…

Je rêve au loin mais tu es proche,

Je suis ici et ailleurs,

Tu es là, accroupie près du feu, et aussi dans ma tête rêveuse…

En même temps…

Le jour se lève sur ta peau comme une caresse lumineuse.

Mais moi je ne suis plus à tes côtés pour admirer les reflets luisants des braises sur ton visage,

Ces reflets qui palpitent sur tes paupières comme la passion qui brûle mon cœur…

Les mots errent et se mélangent dans mon esprit qui dort ;

La folie d’un rêve que l’on croit bien réel

Me fait perdre pieds dans le sommeil où je me noie volontiers,

Puisque tu es là…

Je t’aime et je dors, tu ne le sais pas et je suis loin…

Tu me contemples…

Un ami qui t’as toujours témoigné son affection.

Mais ce que tu vois n’est que l’ombre du visage

D’une passion plus grande qui m’anime et me ranime…

Ton regard et ta voix se mêlent au cœur de mon rêve

Et dessinent un nouveau portrait de toi à accrocher dans mon esprit…

Tant d’offrandes en ton nom,

Tant de mots jetés sur des pages vides,

Pour toi…

Un ami qui veille sur toi,

Un amant méconnu qui sommeille

Après t’avoir protégé du noir

De mes yeux enivrés.

Là où j’erre,

Dans le pays que tes pieds foulaient il y a quelques instants encore,

La mer a le son de ta voix

Et les étoiles me regardent avec tes yeux…

Je rêve et mes sens se mêlent…

Il me semble que je peux frôler ton visage,

Mais ce n’est que ton reflet dans le ciel de mon sommeil…

Tu te promènes sur ces terres inexplorées

Même si tu n’es pas avec moi ici,

Ton souvenir, lui, m’accompagne…

Je m’approche, et du haut de mon rêve je peux respirer ton regard, caresser ta voix, goûter ton parfum, et lire ta peau…

Tout est à la fois si irréel et si proche…

Je rêve…

Ma rêverie m’autorise à frôler ta joue

Et à m’imprégner sans relâche de ces yeux que j’aime.

Toute ma passion se déverse dans les mots que j’aligne pour toi,

Mais mes phrases sont trop étroites et ne peuvent contenir l’assaut de mon cœur.

Alors je prends ton visage entre mes mains et je et répète ces mots :

« Je t’aime »

Tout simplement… tout simplement…

Si peu… et tellement…

Je te caresse du regard pour oublier que tu es loin,

Pour caresser autre chose que ces pages blanches

Où j’aligne mes absurdités

Pour soigner mon délire,

Ma folie de toi…

Tant de fois j’ai souhaité prendre dans mes bras

Autre chose qu’un rêve

Qu’une illusion…

Je t’aime et tu ne le sais pas, je t’aime et je dors…

Tu me contemples…

Tu aimes bien ce petit garçon

Sans te douter que toute la nuit il a veillé sur toi,

S’enivrant de chacune de tes respirations,

Buvant le bonheur de te voir ainsi endormie

Et heureuse…

Je t’aime et tu ne le sais pas…

Tant de fois dans l’ombre j’ai voulu partir pour n’importe quel endroit de la Terre

Où tes pieds aient marché…

Je rêve…

Tu te lèves pour admirer le soleil qui lance ses joyeux rayons à travers les branches des arbres

Et qui dissipe le brouillard de la nuit…

Un soleil qui en illumine un autre,

L’astre du jour qui offre ses rayons en premier cadeau

À cette fille que j’aime…

Tu laisses la lumière te réchauffer le cœur

Et tu regardes l’ami enseveli dans ses rêves

Qui soupire

Là, juste à côté de toi.

*** Je dors et je t’aime, tu ne le sais pas et je dors …***

Qui suis-je ?

Bonne question ^^…

Lycéen, amoureux des mots, de la vie, gourmet des instants de bonheur subtil… redonneur d’espoir, esquisseur de rêves…

Vaste question…

Aux multiples noms, aux maintes facettes, je suis tantôt ardent et je vogue entre optimisme inébranlable et foi en l’avenir proche… et cruels écueils de désespoir, passage obligé pour renaître et apprécier d’autant mieux les plaisirs simples…

On me nomme parfois Pethdan, l’Artisan de Mots, ou le Forgeur de Phrases, en Sindarin…

…mais mon coeur est celui d’Estelwing, l’Écume d’Espoir, embruns de ces rêves simples mais beaux…

…mais il m’arrive aussi d’être le brûlant Fëanárdil, ou bien encore le simple et passionné “P’ti Flo”

Mystérieux, parfois trop, sans doute, citadelle forte et assiégée des douleurs du monde, je peux être un colosse aux pieds d’argile… serviteur des mots, je ne peux résister à l’appel de la plume ou au chant du vent dans les branches… au crépuscule…

Post-it : Arborescence de mon livre

Je mets ici l’arborescence en trois tome de deux ou trois “livres” chacun de mon bouquin Fanórdil : i Apacened Ardassen…Vous pouvez donc enfin comprendre la structure de ce pavé, d’apocalypse et de fin du monde à l’épopée fantastique dans un autre monde, et enfin la création d’une utopie avec une Humanité reconstruite…

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Fanórdil : i Apacened Ardassen

Fanórdil : La Prophétie d’Arda

 

I Veth Amar

La Fin d’un Monde

Aduial Amar

Crépuscule d’un Monde

 

I Edledhiad

L’Exil

 

I Dhant i Vôr

La Chute de l’Obscurité

 

Aur Ôl

Aube d’un Rêve

 

Dúath ar Calad

Ombre et Lumière

 

Medulaer Heleg ar Naur

Une Symphonie de Glace et de Feu

 

 

I Annost Amar

La Résurrection d’un Monde

 

Ôl Amar

Rêve d’un Monde

 

I Aur Andrann Sain

L’Aube d’une Ère Nouvelle

 

 

 

… trois tomes…. sept livres… deux chiffres très symboliques…

Trois… l’ordre, la puissance, la forme de toute oeuvre : le Commencement, l’Histoire, la Fin… l’Aube, le Jour, le Crépuscule… le Passé, le Présent, l’Avenir… la Mère, la Fille, l’Aïeule…

Sept… la Magie… les Sept Étoiles du Nord… les Sept Royaumes Magiques… les Sept Mondes…

Sept dans Trois… Trois qui en engendrent Sept…