Textes – Folie et Destin [II,3]

Folie et Destin

II, 3

 

 

À l’âge de 16 ans, Mílenna Ioloth s’était déjà invitée dans toutes les boutiques luxueuses et grandes demeures de Minas Nen. Parfois, elle dérobait tous les objets de valeur qu’elle trouvait à l’intérieur, mais pas toujours : il arrivait en effet qu’elle s’accorde juste le plaisir de crocheter les serrures, de contourner et de désarmer tous les pièges qui lui étaient tendus. Quoi qu’il en soit, elle signait toujours facétieusement ses méfaits d’une paire de dés à jouer laissés derrière elle. Insaisissable, elle reçut le surnom de « Destin » de la part des habitants du cru.

À cette époque-ci, il n’était donc pas rare d’entendre des conversations de ce genre :

« Qu’est-il donc advenu de votre merveilleux collier, ma chère ?

- Il m’a été pris par le Destin, très chère. »

Les seuls moments où Destin trouvait ce passe-temps détestable étaient ceux au cours desquels, par la faute de mauvais calculs, elle rencontrait malencontreusement le propriétaire ou un garde. Elle n’avait encore jamais été attrapée mais, bien souvent, il s’en était fallu d’un rien. Et puis, un jour, elle décida qu’elle manquait d’ambition. Un soir, alors qu’elle se demandait si elle devait partir habiter dans la ville côtière de Círbann Tiras, voire même à Minas Ivor, elle entendit parler du tombeau des Sedyr à l’auberge des Huit plats. On disait cette crypte mythique truffée de pièges mortels défendant les trésors mortuaires ensevelis là depuis des siècles avec les défunts de la famille Sedyr.

Vaincre la malédiction du tombeau tout en s’enrichissant était une idée qui la séduisait, mais elle se savait incapable d’affronter les gardiens de la crypte. Tandis qu’elle réfléchissait aux différentes options possibles, elle remarqua Bellor Morgand assis, seul, à une table proche. Ce Númenoréen à l’impressionnante musculature avait la réputation d’être un doux excentrique, un grand guerrier qui avait perdu la raison et qui, depuis, accordait plus d’attention aux voix qu’il entendait dans sa tête qu’au monde qui l’entourait.

S’il lui fallait absolument s’encombrer d’un partenaire, Destin décida que Morgand ferait parfaitement l’affaire. En effet, la répartition du butin à parts égales était un concept qui le dépassait totalement et, si d’aventure les choses venaient à mal se passer, ou qu’exaspérée par sa compagnie elle devait se décider à l’abandonner, personne ne s’inquièterait au sujet du guerrier.

« Bonjour Bellor. Je ne crois pas que nous ayons fait connaissance, mais je m’appelle Mílenna, dit-elle en approchant de la table de l’homme. Je cherche à entrer dans le tombeau ancestral des Sedyr. Pourrais-tu te charger des gardiens si je m’occupe des pièges et des serrures ? »

Le Númenoréen réfléchit longuement, comme s’il écoutait les conseils que lui susurrait une voix intérieure, après quoi il hocha la tête.

« Oui, oui, marmonna-t-il. Cale. Acier brûlant. Chitine. Mur derrière portes. Soixante-trois. Deux mois et retour.

- Excellent, répondit Destin, nullement troublée par les paroles incompréhensibles de son nouveau comparse. Nous partirons tôt demain matin. »

Quand elle vint le rejoindre le lendemain matin, elle vit qu’il avait revêtu une armure de chitine et qu’il portait une épée luisant délicatement. En route vers leur objectif, elle tenta à plusieurs reprises d’engager la conversation, mais les réponses du guerrier étaient tellement dénuées de sens qu’elle finit par renoncer. Un orage soudain les trempa jusqu’aux os mais sans les retarder, l’armure de chitine de Bellor ne craignant pas la pluie. Pour sa part, Destin ne portait jamais d’armure.

Ils s’enfoncèrent dans les profondeurs du tombeau et la jeune femme constata rapidement que son instinct ne l’avait pas trompée : le guerrier et elle faisaient une fine équipe.

Elle reconnut tous les pièges, trappes et autres stratagèmes mortels avant qu’ils ne se déclenchent et crocheta tous les types de serrures possibles et imaginables : simples, multiples, à combinaison, et d’autres encore si anciennes qu’elles n’avaient pas de nom moderne, et si rouillées qu’il aurait été dangereux de les ouvrir même avec la bonne clé.

Pour sa part, Bellor tua plusieurs dizaines de monstres que Destin, ayant toujours vécu en ville, n’avait jamais vus auparavant. Les flammes de son épée enchantées se montrèrent particulièrement efficaces contre les esprits de givre. Le Númenoréen lui sauva même la vie lorsqu’elle perdit l’équilibre et faillit tomber dans une crevasse sans fond.

« Pas se faire mal, dit-il, visiblement inquiet. Murs derrière portes et soixante-trois. Anneau vampire. Deux mois et retour. Cale. Venir, Destin. »

La voleuse n’avait jamais vraiment fait attention aux baragouinages de Bellor, mais cela changea quand elle l’entendit l’appeler « Destin ». Elle s’était pourtant présentée à lui sous le nom de Mílenna. Se pouvait-il que les paysans aient raison quand ils affirmaient que les fous bénéficiaient des conseils de l’Esprit dément Baug, lequel leur permettait de savoir des choses dépassant leur entendement ? Non. Sans doute le guerrier avait-il inconsciemment fait le lien à force d’entendre à Minas Nen que toutes les serrures étaient crochetées par le Destin…

Alors qu’ils reprenaient leur progression, elle se mit à penser aux marmonnements de Bellor. Il avait dit « chitine » lors de leur rencontre, et c’est vrai que son armure leur avait été particulièrement utile, de même que son épée de feu qui devait sans doute correspondre à « acier brûlant ». Mais que signifiaient alors ce « mur derrière portes » et ces « deux mois et retour », qu’il répétait sans cesse ? ou bien encore ce nombre, « soixante-trois » ?

Un malaise grandissant s’empara de Destin quand elle conclut que son compagnon savait des choses sur elle et le tombeau dans lequel ils se trouvaient. Elle décida alors de se débarrasser de lui une fois le trésor découvert. Il avait éliminé tous les gardiens qu’ils avaient croisés jusque-là, et ne risquerait donc rien en repassant par le même chemin.

Le problème, c’était qu’elle avait reconnu l’un des termes qu’il avait énoncés après l’avoir rattrapée au bord de la crevasse, « anneau vampire ». Dans un manoir de Minas Nen, elle avait pris cet anneau, qu’elle trouvait joli. Ce n’est que bien plus tard qu’elle avait découvert qu’il pouvait voler l’énergie vitale des autres êtres vivants. Bellor le savait-il ? Serait-il surpris si elle tentait de l’utiliser contre lui ?

Elle commença à penser au meilleur moyen de se débarrasser du guerrier alors qu’ils remontaient un long couloir. Celui-ci s’achevait par une lourde porte en fer munie d’une serrure dorée. Sortant ses crochets, Destin se mit à l’ouvrage et l’ouvrit en quelques instants. Le trésor mortuaire des Sedyr l’attendait de l’autre côté.

Elle entra dans la pièce, ôtant subrepticement son gant afin de pouvoir faire usage de son anneau. Soixante-trois sacs d’or étaient disposés devant elle. Elle se retourna vers le guerrier mais, à cet instant, la porte se referma entre eux. Sauf que ce n’était pas une porte, mais un mur. « Murs derrière portes… »

Destin hurla de longs jours durant, essayant vainement de trouver une issue à la salle. Puis elle s’assit, découragée, sans pouvoir faire taire le rire moqueur de Baug qui résonnait à ses oreilles. Quand Bellor revint deux mois plus tard, elle était morte. Plaçant une cale de manière à empêcher la porte de se refermer, il s’empara de l’or avant de repartir tranquillement…

Lothenon *Pethdan*

Magnifique : ‘Heima’ Trailer (par Sigur Rós)

J’irai voir ce film.

Ces images traversent mon coeur… l’Islande aurait dû être ma patrie…

… et elle le sera, un jour…

Musique – Sigur Rós – Glosóli

Sigur Rós est un groupe islandais vraiment… fascinant. Mystérieuses chansons, paroles célestes et étranges… un autre monde…

Voici les paroles… ;)

 

Nú vaknar þú
allt virðist vera breytt
ég gægist út
en er svo ekki neitt

úr-skóna finn svo
á náttfötum hún
í draumi fann svo
ég hékk á koðnun?

með sólinni er hún
og er hún, inni hér

en hvar ert þú….

legg upp í göngu
og tölti götuna
sé ekk(ert) út
og nota stjörnurnar
sit(ur) endalaust hún
og klifrar svo út.

Glósóli-leg hún
komdu út

mig vaknar draum-haf
mitt hjartað, slá
úfið hár.

Sturlun við fjar-óð
sem skyldu-skrá.

og hér ert þú

fannst mér…..

og hér ert þú

Glósóli… 

Délire – Les Urbanophiles

J’a-dore ^^… décalé, mais tellement véridique… heureusement que j’habite dans un bled !

Hmm, le monoxyde de carbone ! Y’a que ça de vrai ! ^^

–> http://www.lesurbanophiles.com/ <–

Textes – La Légende des Amants du Lac [II,3]

La Légende

 

des Amants du Lac

 

 

II, 3

« Un rêve étrange m’est venu, souffle Fanórdil.

- Dame Authael aime à insuffler les visions d’autres temps et endroits à ceux qu’elle juge dignes de son savoir… acquiesce Ohtar.

- Depuis que nous campons aux abords de ce lac, mon sommeil est troublé de ces apparitions ; Chaque fois je ne sais dire si mes yeux ont bien vu ou si la fatigue les a abusés. »

Racontant ceci, Fanórdil se remémore ce que ses yeux ont aperçu entre les taillis le soir précédant, sous le clair des Lunes …

***
La nuit est très sombre. Le vent secoue doucement les saules. Tout est calme, ou semble l’être, près des rives de l’étang. Les lunes d’Elenardh se réfléchissent sur la surface ondulante de l’eau. L’appel d’un hibou résonne. Aucune lueur n’éclaire le château voisin ; il semble désert.

Alors que la nuit se prolonge et que les satellites mêlés se déplacent à travers les cieux, une faible lueur apparaît près du château. La lumière se dirige lentement vers le lac et, atteignant la berge, s’arrête. Un visage, indubitablement celui d’une belle femme, se tient là, regardant avec mélancolie les eaux sombres. Sa lanterne vacille dans la brise et l’illumine. Des larmes ruissellent le long de ses joues ; sa robe, belle autrefois, est désormais en lambeaux et souillée.

La surface du lac s’agite, mais pas sous l’effet du vent : que la nuit est devenue aussi silencieuse que sombre. Lentement émerge de l’eau le visage d’un homme, un guerrier, entièrement paré de l’armure d’un chevalier de l’Empire sur le champ de bataille. Il semble flotter au dessus de l’eau en direction de la femme, puis s’arrête près d’elle.

« Maelína, prononce le fantôme.

- Mon Seigneur, Gaelnor, soupire la ravissante Maelína en s’agenouillant. Tu es venu a moi, une fois de plus.

Oui, répond Gaelnor. Les journées sont longues en attendant le moment où je pourrais revoir ma bien-aimée.

Les amants, face à face, se regardent avec mélancolie, incapables de se toucher ou de s’embrasser, incapables de satisfaire leur amour non consommé, jusqu’à ce que les premières lueurs de l’aurore commencent a teinter le ciel.

Gaelnor laisse choir quelque chose à terre, tout comme Maelína le fait à chaque départ. Les eaux du lac prennent à nouveau possession du beau chevalier et la jeune femme rentre lentement au château. Alors que la surface de l’eau s’immobilise dans un doux frémissement et que la lanterne de Maelína disparaît, l’aube se lève au-dessus du lac.

Sur la berge se trouvent deux belles roses, l’une pourpre et l’autre aussi blanche que neige. Le lac, par ses ondulations, emporte les deux fleurs et les entraîne dans ses profondeurs, laissant le rivage aussi nu qu’il l’était dans les heures précédant la tombée de la nuit.

***

Idhren, que les rougeoiements des flammes enrobaient, était resté silencieux durant le récit du jeune homme. Levant la tête, le magicien dit :

« J’ai à vous enseigner la Légende de ce lieu. Ces ruines que vous apercevez, juste devant le bois, sont celles du Manoir Gaelnor. Les villageois des environs déclarent souvent avoir vu ces amants au cours de leurs rencontres nocturnes. L’auberge Au Sanglier du Val est toujours bruyante de conversations à ce sujet. »

Le vieil homme conte alors le destin des deux amants aux jours anciens : Les fiançailles de Seigneur Gaelnor et Dame Maelína ; Gaelnor appelé au combat pour défendre le royaume ; Cýron, le sorcier du château, s’enflammant d’amour et de désir pour Maelína et repoussé par celle-ci ; la mort de Gaelnor au champ de bataille ; celle de Maelína, par sa propre main, à la découverte de cette nouvelle ; la malédiction jetée par Cýron sur leurs âmes, qui ne leur accorderait pas le repos tant que Maelína n’aurait pas accepté de devenir l’épouse du sorcier, même dans la mort…

Sous le jeune clair de lune, Idhren achève son récit dans un soupir, bercé par la tendre chaleur du feu : « Cýron erre désormais à travers les salles désertées du Manoir Gaelnor, espérant que Maelína accepte sa demande. Et les amants renouvellent leur rencontre, durant quelques instants chaque nuit, sur les rives du lac désormais connu comme le Lac des Amants. »

Lothenon *Pethdan*

Gaélique – Chansons d’Enya

N’ayant pas encore tout à fait le temps de faire un petit cours de gaélique, j’aimerais quand même donner un petit aperçu, et ce par le biais de deux très belles chansons d’Enya [fantastique voix par ailleurs ;D ]

1- Na Laetha Gael M’Óige

Voici :

 

Paroles en irlandais gaélique

 

Na Laetha Gael M’óige

 

(In ómós do mo mháthair agus do m’athair)

Ag amharc trí m’óige,
Is mé ‘bhí sámh,
Gan eolas marbh
Bhí mé óg gan am,

Anois, táim buartha,
’s fad ar shiúil an lá.
Ochón ’s ochón ó.

Na laetha geal m’óige
Bhí siad lán de dhóchas
An bealach mór a bhí romham anonn
Bhí sé i ndán domh go mbéinn, slán, slán.

Anois, táim buartha,
’s fad ar shiúil an lá.
Ochón ’s ochón ó.

Na laetha geal m’óige
Bhí siad lán de dhóchas
An bealach mór a bhí romham anonn
Bhí sé i ndán domh go mbéinn, slán, slán.

Anois, táim buartha,
’s fad’ ar shiúil an lá.
Ochón ’s ochón ó.

Traduction :

The Bright Days of My Youth

(In honor of my father and mother)

Looking back over my youth,
I was content,
Without knowledge of death
I was young, without time,

Now I’m sorrowful,
The day is long past.
Alas and woe, oh.

The bright days of my youth
They were full of hope
The great journey that was before me then
Was what was destined to be, bye bye.

Now I’m sorrowful,
The day is long past.
Alas and woe, oh.

The bright days of my youth
They were full of hope
The great journey that was before me then
Was what was destined to be, bye bye.

Now I am sorrowful,
The day is long past.
Alas and woe, oh.

2- Storms in Africa

[pas de vidéo, la version gaélique est très dure à trouver... :( ]

Paroles :

Cá fhad é ó
Cá fhad é ó

Siúil tríd na stoirmeacha.
Dul tríd na stoirmeacha.

Cá fhad é ó
an tús don stoirm.
Cá fhad é ó
an tús go deireadh.

Tóg do chroí.
Siúil tríd na stoirmeacha.
Tóg do chroísa.
Dul tríd na stoirmeacha.

Turas mór.
Tor tríd na stoirmeacha.

Turas fada.
Amharc tríd na stoirmeacha.

Traduction :

How far is it from
How far is it from
Walking through the storms.
Going through the storms.
How far is it from
the beginning to the storm
How far is it from
the start to the end.
Lift your heart.
Walking through the storms.
Lift your heart!
Going through the storms.
Great journey.
Heavy through the storms.
Long journey.
Look through the storms.

Musique – Savatage – Chrismaseve

J’aime…

Musique – Pourquoi tu pleures ? – Madame Kay

Humeur du jour…

Délire – Bush et les Guignols de l’Info

Un autre exemple qui démontre ma théorie… ^^

Délire – Un jouet Play to Kill

XD c’est sadique mais j’adore cet humour crade quand même… au fond ^^

Gros délire – Petites Annonces

“Salut, j’mappelle Jonathan” XD

trop con

Musique – Justice – D.A.N.C.E.

J’adore cette chanson, c’est quand même ça ma vraie bonne vieille musique, mi-rock mi-pop mi-club… [je sais trois moitiés ça se peut pas... enfin si, ça fait 3/2 XD...]

Et le clip est trop bien, du boulot et un résultat super !

Poèmes – Le Conte de la Soleil et du Lune…

Le Conte de la Soleil et du Lune

 

Elle, la brillante Soleil…

Lui, le petit Lune…

Elle, beauté ardente qui brille dans les Ténèbres…
Elle, éclatante, presque aveuglante,
Qui l’obnubile, Lui, qui lui fait plisser les yeux
Dans un joyeux éblouissement d’amour…
Lui, qui vole, papillonne, tourbillonne
Autour d’Elle,
Si belle…
Autour d’Elle,
À l’infini…
Ensemble ils font le Jour et la Nuit,
L’Aube et le Crépuscule…
Elle est l’Aube, le Commencement,
Le début d’un rêve encore flou…
Il est le Crépuscule, la Fin,
L’achèvement d’une vie dans un soupir de passion…
Elle est le Jour, resplendissante et belle,
Riante, insouciante et lumineuse,
Douce, mais pourtant si délicieusement brûlante…
Il est la Nuit, le mystère,
Vaporeux, éphémère et bienveillant,
Protecteur mais si petit…
Petit, infime face à Elle…
Petit, et pâle dans l’Obscurité,
Frêle astre suspendu dans le ciel,
Veillant sur les Rêves et les Amours
En attendant qu’Elle vienne annoncer un nouveau début,
Une Aube rougeoyante,
Pointant derrière l’horizon,
Attendue et aimée comme ce qu’Elle est : un ardent joyau de feu…
Il l’attend, il sait que lorsqu’Elle viendra, il devra quitter la scène :
Il est de la Nuit, pas du Jour…
Mais pourtant il lui tarde de la voir,
Elle.
Elle, qui fera surgir ses rayons dorés et puissants
De derrière les collines,
Tandis qu’il sombrera dans la Grande Mer…
Il devra bientôt dire au revoir à ses amies les étoiles,
Mais les oublie presque, impatient et fou qu’il est…
La Nuit fut longue, sans la voir,
Elle…
Enfin Elle apparaît, entourée de son éclat,
Et Elle renvoie dans les limbes les étoiles jalouses de sa beauté…
Sa brillance l’aveugle,
Et il est heureux,
Le Lune est irrémédiablement attiré vers les flots
Empressés de le dévorer cruellement, comme chaque matin…
Elle lui sourit, lui envoie un petit rayon…
Il lui servira à vivre jusqu’à ce soir…
Il reflète son or,
Le transforme pour lui offrir un ultime cadeau,
À Elle…
Il lui envoie sa pâle lumière, la seule chose qu’il possède…
Il tente de freiner sa chute forcée vers les remous de l’Océan,
Mais il réussit à peine à l’apercevoir,
Elle…
Une dernière fois avant le lever du Jour…

Quel rêve fugitif,
Chaque jour renouvelé…
Quelle passion dévorante,
Jeu de lumière mêlées,
Rencontre de deux astres,
Opposés mais complémentaires,
Condamnés à se croiser sans pouvoir s’étreindre…
Quel rêve fugitif…

Il rêvera tout le jour d’Elle,
Au plus profond des Abysses où il dort
La laissant gouverner son empire,
Celui du Jour, agité et bouillonnant…
Il attendra…
Il attendra de pouvoir remonter observer la Nuit,
Éternel royaume de calme,
Vaporeux et doux,
En attendant la Soleil…

Il rêve, oui, il rêve…
Il rêve d’Elle…
Il rêve qu’ensemble,
Elle, la Soleil,
Et lui, le Lune,
Qu’ensemble ils puissent régner
Sur une Aube jamais finie,
Sur un Crépuscule éternel…
Et créer ensemble leur propre système solaire…
Voler conjointement dans les limbes,
Entourés d’une flopée de planètes
Et de comètes,
Éternels souvenirs de leur Amour…
Ceints de cette couronne d’étoile,
Dans une demeure de Vide et d’Absolu,
Jouant ensemble dans une histoire,
Celle de la Vie,
Celle de la Renaissance,
Celle de la Création,
Celle du Jour et de la Nuit,

Celle de la Soleil et du Lune…

© Lothenon *Pethdan* 

Textes – Le Fruit de la Récolte [II,4]

Le Fruit de la Récolte…

-une histoire de pommes-

 

I Iav en Iavas…

-sinnarn cerdyf-

 

II, 4

 

 

 

Le château tiendrait. Quelle que soit la force incommensurable de l’ennemi, les remparts de la citadelle de Solgarth ne tomberaient jamais, mais c’était là une bien piètre consolation pour Darthelion. La faim lui tiraillait l’estomac, plus qu’elle ne l’avait jamais fait. Certes, le puits donnait suffisamment d’eau potable pour tenir jusqu’à l’Ère prochaine, mais son organisme lui rappelait sans cesse qu’il avait également besoin de nourriture.

Et le chariot de provisions garé dans la cour n’arrangeait rien. Quand l’armée du Roi de Lossarn avait quitté Solgarth en chargeant Darthelion de veiller, seul, à ce que le château ne tombe pas entre les mains ennemies, elle avait laissé derrière elle un chariot qui permettrait de le nourrir plusieurs mois durant. Ce n’est qu’à la nuit tombée que Darthelion avait inspecté le chariot… pour s’apercevoir qu’il ne contenait rien de comestible : Ses caisses étaient remplies d’armures de shaalk, prises lors d’une incursion dans les Hautes Terres Noires où se trouvent les grands « gisements » de chitine, c’est-à-dire les cimetières insectes. Apparemment, les Nordiques étaient partis du principe que le chariot contenait de la nourriture, mais personne n’avait pensé à vérifier. Si les Elfes Noirs auxquels le chariot avait été dérobé l’apprenaient, ils en mourraient de rire.

Darthelion ne put s’empêcher de penser qu’Eirien aurait trouvé cela ironique, elle aussi. Mercenaire tout comme lui, elle lui avait longuement parlé de l’armure de shaalk, spécialiste qu’elle était de tous les types d’armure légère. Elle lui avait d’ailleurs précisé que, contrairement à certaines autres armures de cuir, qu’il était possible de manger en dernière extrémité après les avoir longuement fait bouillir, celles faites de chitine n’étaient absolument pas comestibles. Dommage qu’elle ne soit pas avec lui pour apprécier l’ironie de la situation. Mais elle avait choisi de rentrer en Sarnor avant même le départ de l’armée du Roi, préférant y mener une existence de fugitive recherchée par la Légion plutôt que de vivre libre en Urd.

Au seizième jour, Darthelion avait dévoré toute la végétation poussant dans la cour. Il avait également fouillé le château de fond en comble, et tout ce qui pouvait être mangé l’avait été : rats, insectes… et même le bouquet de fleurs fanées retrouvé dans la chambre de la comtesse. Les quartiers de l’intendant, remplis de livres de lois pour le moins indigestes, n’avaient eu que deux bouts de pain rassis à lui offrir, et Darthelion avait même essayé de racler un peu de mousse sur les murs à l’aide de son poignard. Inutile de nier l’évidence, il serait ce que l’on peut appeler mort de faim avant que l’armée ne revienne rompre l’encerclement dont il faisait l’objet.

« Le pire, fit Darthelion, qui s’était mis à se parler à voix haute depuis le huitième jour de siège, c’est de savoir qu’il y a tant à manger si près. »

En effet, un immense verger de pommes dorées s’étendait sur plusieurs milles à portée de flèche de part et d’autre du château. Les beaux fruits ronds renvoyaient les rayons du soleil et le vent apportait leur douce odeur acidulée à l’assiégé, comme pour mieux le torturer.

Comme la plupart des Elfes des Bois, Darthelion était archer hors pair. Passé maître dans l’art du meurtre à distance, il était conscient de n’avoir guère de chances de survivre au corps à corps, ce qui l’empêchait d’essayer de se faufiler entre les lignes ennemies, dans l’espoir d’atteindre les arbres fruitiers. Il savait depuis longtemps qu’il lui faudrait tenter sa chance un jour ou l’autre, mais il n’avait cessé de reculer l’instant fatidique. Sauf qu’il n’avait plus le choix, désormais.

Enfilant une armure de shaalk pour la toute première fois, il fut surpris par l’impression de légèreté qu’elle lui donnait ; il avait l’impression de porter une tunique en velours tout juste enveloppante. Il eut également une impression extrêmement désagréable, dont il connaissait pourtant la provenance : plusieurs mois après la mort de l’insecte géant, la peau venimeuse de la créature était par moments encore traversée de légères impulsions nerveuses, donnant l’impression qu’elle était toujours vivante. Cela lui communiqua un regain d’énergie. Eirien lui avait d’ailleurs dit de s’y attendre en lui expliquant comment se défendre en portant une telle armure.

Sous couvert de la nuit, Darthelion sortit par la poterne du château, qu’il referma derrière lui à l’aide d’une clé particulièrement encombrante. Il partit ensuite en direction du verger sans faire de bruit, mais une sentinelle postée derrière un arbre l’aperçut. Conservant son calme, Darthelion fit exactement ce que lui avait dit Eirien et resta totalement immobile alors que l’ennemi attaquait. La lame ripa le long de l’armure, déséquilibrant le garde. Car c’était cela, l’astuce : il fallait accepter le coup et l’accompagner afin de laisser la peau de shaalk le détourner.

Comme disait Eirien : « Il suffit de retourner le mouvement de l’ennemi contre lui. »

Plusieurs autres adversaires tentèrent de l’arrêter mais, à chaque fois, leur épée ou leur hache glissait le long du cuir de shaalk. Les bras chargés de pommes, Darthelion revint au château en courant. Ouvrant puis refermant la poterne à clé derrière lui, il mangea à s’en éclater la sous-ventrière.

Au fil des semaines, il multiplia les sorties pour ramener de quoi manger, ou du moins, de quoi survivre. L’ennemi se mit bien vite à s’y attendre, mais Darthelion modifiait toujours son horaire et affrontait tous les adversaires qui lui étaient proposés de la même manière, en laissant la peau de shaalk détourner le coup au dernier moment. Cela lui permit de survivre, seul, dans les couloirs déserts de Solgarth.

Quatre mois plus tard, alors qu’il préparait une nouvelle opération de ramassage de pommes, il entendit une grande clameur derrière la herse. Montant sur le haut des remparts pour voir de quoi il s’agissait, Darthelion aperçut les étendards du roi de Lossarn, de son employeur le comte de Solgarth et de leur ennemi le roi de Megorrasc. Apparemment, une sorte de trêve avait été conclue.

Darthelion ouvrit les portes et les trois armées s’engouffrèrent dans la cour. Beaucoup de chevaliers de Megorrasc voulurent serrer la main de celui qu’ils avaient surnommé l’Ombre du Verger, le félicitant de la manière dont il avait esquivé leurs assauts et s’excusant dans la bonne humeur d’avoir fait tout leur possible pour le trucider.

« Il ne reste presque plus une pomme dans le verger, commenta le Roi de Lossarn après qu’on lui eût narré l’histoire.

- J’ai commencé de ce côté et j’ai progressé petit à petit, expliqua Darthelion. Je me suis également servi des pommes que je ramenais pour attirer les rats, afin de manger un peu de viande.

- Nous avons passé plusieurs mois à définir la trêve dans ses moindres détails, poursuivit le Roi. C’était proprement épuisant. Le Comte va reprendre possession de son château, mais il reste un léger détail à régler. Vous êtes un mercenaire et, en tant que tel, vous êtes responsable de vos dépenses. Si vous étiez mon sujet, la situation serait différente, mais la loi doit être scrupuleusement respectée, vous en conviendrez.

Était-ce l’habitude de porter l’armure de shaalk ? Darthelion s’attendait au couperet qui allait tomber.

- Le problème, c’est qu’en mangeant toutes ces pommes, vous avez mis à mal la récolte du Comte. Il paraît évident que vous avez mangé bien plus de pommes que votre solde de mercenaire n’aurait pu vous permettre d’en acheter. Je ne tiens pas à vous pénaliser, compte tenu du fait que vous avez accompli un excellent travail en gardant ce château en notre absence, mais vous êtes d’accord qu’il faut procéder selon les règles ?

- Bien sûr, répondit Darthelion sans chercher à se dérober à l’attaque.

- Heureux de l’entendre, fit le Roi en souriant. Dans ce cas, nos estimations montrent que vous devez au Comte trente-sept mesures impériales d’or, plus quelques pièces d’argent et de cuivre… que l’on pourra négliger, compte tenu de votre exploit.

- Que je lui rembourserai, avec les intérêts, après la récolte d’automne, répondit Darthelion en accompagnant le coup. Car il reste plus de pommes sur les arbres que vous ne semblez le penser.

Les deux Rois et le comte le dévisagèrent, interloqués.

- Nous étions bien d’accord pour respecter la loi à la lettre, poursuivit Darthelion, et j’ai eu le temps de beaucoup, beaucoup lire pendant que vous discutiez de votre trêve. En l’an 54 du règne de Celon Minui “Tarias”, le Conseil Impérial a été appelé à régler certains problèmes de propriété terrienne, qui se multipliaient en Urd en cette époque troublée. Il a décrété que tout homme sans seigneur occupant un château pendant au moins trois mois et un jour s’en verrait nommé propriétaire de plein droit, ainsi que des terres afférentes et toutes autres dépendances… Cette loi est excellente, en ce sens qu’elle encourage les seigneurs à ne jamais déserter leur terre. Donc, vous voyez, selon la loi, c’est moi, le nouveau comte de Solgarth. »

Aujourd’hui, le fils du fils du fils de Darthelion est Comte de Solgarth à son tour, et ses pommes dorées sont les plus succulentes de tout l’Empire…

Lothenon *Pethdan*

Textes – Silence [II,3]

 

Silence

~Dîn~

 

II, 3

 

« J

‘ai entendu parler de vous, fit le vieux vagabond, impressionné. Ne seriez-vous pas le grand aventurier qui est parvenu à vaincre tous les morts-vivants de la Péninsule Flétrie, il y a quelques semaines de cela ?

- Si, en effet, répondit Neldor Aglaraeg sur un ton poli, sachant qu’il n’avait pas encore tout à fait acquis un statut de légende. Et vous êtes ?

- Mon nom ne vous dira rien, mais je m’appelle Ereb Naruthîl, dit l’homme en levant sa chope pour le saluer. Je viens d’un petit village proche de la Péninsule, et c’est là-bas que j’ai entendu parler de vous. Vous êtes-vous à nouveau engagé dans quelque aventure qui vous amène en ce lieu perdu ?

- Oui, répondit Aglaraeg en se renfrognant brusquement. J’ai reçu pour mission de débarrasser les Grandes Pâtures Vertes d’un mage incontrôlable que les paysans appellent Delunaeth, la Morsure Mortelle.

- J’ai également entendu parler de lui. On dit qu’il est très puissant et implacablement cruel.

- Pourquoi donc croyez-vous que je bois ? sourit Aglaraeg, tout en n’étant que peu enthousiaste d’affronter ce satané mage, tout compte fait. Et vous, quelle est votre profession ?

- Moi ? Je ne fais rien, répondit le vieil Ereb, non sans fierté. Mais quand j’étais jeune, j’enseignais la pratique de la magie d’Altération à l’Université de Caras Gwaeren.

- Dans ce cas, peut-être pourrez-vous m’aider, s’anima soudain l’aventurier. J’aurais besoin de votre art. Sauriez-vous m’apprendre un sort de silence ?

- J’en connais les secrets, en effet. Mais sans doute qu’un sort d’Illusion pour vous rendre invisible ou vous entourer de ténèbres artificielles vous serait plus utiles : il vous permettrait d’approcher Delunaeth sans vous faire repérer.

- Non, rétorqua fermement Aglaraeg. J’ai juste le temps d’apprendre un seul sort, pas plus. Il faut que je tue Delunaeth, que j’aille chercher la récompense et que je rentre chez moi au plus vite. Ma femme se fait du souci quand je ne suis pas là. »

Ereb Naruthîl accepta et expliqua comment le sort fonctionnait alors que tous deux sirotaient leur bière, délicieusement brassée d’ailleurs. Il expliqua comment modifier par la pensée la trajectoire des ondes sonores afin de créer un cône de silence et aussi comment détourner les ondes lumineuses afin de produire de l’obscurité. Il demanda à Aglaraeg de fermer les yeux pendant qu’il tapait délicatement sur le bois de l’épaisse table, lui apprenant à bien capter toutes les nuances du bruit résultant et de considérer celui-ci comme une entité physique à part entière.

Après plusieurs heures de cours, l’aventurier paya le vieux professeur et partit affronter son adversaire. Les Tertres Verts de Haudh Galen, la forteresse en ruine du magicien renégat, ne se trouvaient pas très loin de Minas Nen, et Aglaraeg aperçut bien vite les bâtiments délabrés. Une fois sur place, il s’enfonça dans les collines que mutilaient de part en part des fosses et des cavités fangeuses, remplies d’immondes détritus de guerre. Il fut aussitôt attaqué par les serviteurs, vivants ou morts, du mage dément. Armé de son épée forgée de laen enfumé et enchanté, il vainquit la légion de créatures avant de se retrouver face à leur maître dans une grande salle déserte.

Delunaeth s’inclina devant lui d’un air moqueur et prépara sans attendre une boule de feu pour l’incinérer. Mais avant même de commencer sa sombre incantation, il se rendit compte que tous les petits bruits habituels de son repaire s’étaient tus. Il ouvrit la bouche pour parler, mais aucun son n’en sortit. Aglaraeg avança tranquillement jusqu’à lui et le tua presque négligemment d’un coup d’épée.

L’aventurier se précipita alors au temple du culte local qui lui avait confié cette mission afin de recevoir sa large récompense sans attendre. Quelques jours plus tard, il avait rejoint sa maison dans les faubourgs d’Andriss, la cité entre les montagnes. Líria, sa femme, était comme toujours morte d’inquiétude.

« Je n’arrivais pas à trouver le sommeil, se lamenta-t-elle. Je ne cessais de t’imaginer réduit en cendres ou torturé par ce mage, et que serait-il advenu de moi, alors ? Avons-nous assez d’or pour que je puisse continuer à vivre convenablement si jamais – puisse sainte Manadh faire que cela n’arrive pas – tu venais à te faire tuer dans l’une de tes stupides aventures ? Je ne crois pas. Pourquoi diable n’as-tu pas accepté un poste bien tranquille à la guilde des Guerriers ? Sinon, j’ai entendu dire que la garnison locale de la Légion cherche un instructeur. Je sais, je sais, tout ce qui t’intéresse, c’est l’aventure et la liberté. Mais si tu pensais un peu à moi, qui me morfonds chaque fois que tu pars… J’imagine que tu voudrais que porte un peu plus d’intérêt à ton travail, si on peut appeler ça comme ça, mais c’est ce que je disais l’autre jour à Gwael Edlothiad. Je lui ai dit, à quoi sert un mari… »

Líria continua de parler, sans se rendre compte que les mots ne sortaient plus de sa bouche. Aglaraeg sourit et hocha la tête, appréciant à sa juste valeur ce soudain et profond silence. Il aurait sans doute pu tuer Delunaeth sans ce sort, mais, ce qui est sûr, c’est qu’il n’aurait jamais survécu à sa femme…

Lothenon *Pethdan*

Musique – Yann Tiersen – La Boulange (Les Retrouvailles)

Du pur génie… j’aime.

Yann Tiersen – Summer 78

Jsais pas, c’est le genre de musique et de vidéo qui… donne à penser… des ptits souvenirs, un peu de mélancolie, beaucoup de rêves…

Parfait pour le soir… faut pas en abuser sinon déprime garantie…

[c'est la musique de Goodbye Lenin :) ]

… un p’tit clin d’oeil à la tite Noémie…

Musique – Bran – New Lovesong

J’adore cette chanson… le matin dans le bus, ça peut donner la pêche ou juste ce qu’il faut de mélancolie pour déprimer un coup…

Musique – Värttinä – Tuulen Tunto

Le meilleur groupe de musique finlandais, à mon goût ! XD

Non mais sérieusement, j’adore cette chanson qui met bien en valeur leur musique, et leurs voix… c’est tellement magique à côté du français !!

 

… et non, ils ne disent pas n’importe quoi ! ;P la preuve ^^ :

Kun tulloo tuulinen ilma
huudan tuulta turvakseni
huudan tuulta turvakseni
viileää viimaa vierelleni
Niin tulloo tuulinen ilma
huudan tuulta turvakseni
mielen mustan muuttajaksi
synkän syämen sytyttäjäksi
Kanna kaihoista syäntä
syksyisen yön sylihin
Nyt on miula mielessäni
mennä tuulta tuntemahan
jok on tullu taivahasta
päältä pilvien puonnu
Kanna kaihoista syäntä
syksyisen yön sylihin
Pois on menny miun osani
katehissa kohtaloni
Tuntemassa tuulen teitä
tuulen tuiman tiettävissä

Kanna kaihoista syäntä
syksyisen yön sylihin
ylähällä taivosessa
tähtitarhojen tasalle

… non, ne me demandez pas de traduire ^^… je ne me suis pas encore mis au finnois ! ;P

… on dirait presque de l’elfique, tellement c’est beau… les sons doubles et des accents, c’est magnifique…

 

 

Musique – Valkyrie Profile…

J’aime… tout simplement.

Etude à la craie grasse : Manteau

Je suis toujours fasciné par les manteaux (on se demande pourquoi j’en ai un ;P …), et par les plis :

Un entraînement (il faut bien…) :

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