Noirceur…

*

“…je soufre, je marche, comme l’humanité, toujours plus proche de ma rencontre finale avec ma destinée, partant du péché pour aboutir à la béatitude. Je porte ma propre faute d’un signe gravé en mon coeur, je porte à ma façon ma croix si lourde. Les légendes que l’on colporte font de moi l’être qui sait tout. Il n’en est rien. L’avenir ne cesse de changer, imprévisible, incertain et pas toujours source d’espoir… J’ai d’ailleurs bien du mal à me faire une vision claire et sans ambiguité de moi-même. Alors le reste…”

*

Poèmes – Le Conte de la Soleil et du Lune…

Le Conte de la Soleil et du Lune

 

Elle, la brillante Soleil…

Lui, le petit Lune…

Elle, beauté ardente qui brille dans les Ténèbres…
Elle, éclatante, presque aveuglante,
Qui l’obnubile, Lui, qui lui fait plisser les yeux
Dans un joyeux éblouissement d’amour…
Lui, qui vole, papillonne, tourbillonne
Autour d’Elle,
Si belle…
Autour d’Elle,
À l’infini…
Ensemble ils font le Jour et la Nuit,
L’Aube et le Crépuscule…
Elle est l’Aube, le Commencement,
Le début d’un rêve encore flou…
Il est le Crépuscule, la Fin,
L’achèvement d’une vie dans un soupir de passion…
Elle est le Jour, resplendissante et belle,
Riante, insouciante et lumineuse,
Douce, mais pourtant si délicieusement brûlante…
Il est la Nuit, le mystère,
Vaporeux, éphémère et bienveillant,
Protecteur mais si petit…
Petit, infime face à Elle…
Petit, et pâle dans l’Obscurité,
Frêle astre suspendu dans le ciel,
Veillant sur les Rêves et les Amours
En attendant qu’Elle vienne annoncer un nouveau début,
Une Aube rougeoyante,
Pointant derrière l’horizon,
Attendue et aimée comme ce qu’Elle est : un ardent joyau de feu…
Il l’attend, il sait que lorsqu’Elle viendra, il devra quitter la scène :
Il est de la Nuit, pas du Jour…
Mais pourtant il lui tarde de la voir,
Elle.
Elle, qui fera surgir ses rayons dorés et puissants
De derrière les collines,
Tandis qu’il sombrera dans la Grande Mer…
Il devra bientôt dire au revoir à ses amies les étoiles,
Mais les oublie presque, impatient et fou qu’il est…
La Nuit fut longue, sans la voir,
Elle…
Enfin Elle apparaît, entourée de son éclat,
Et Elle renvoie dans les limbes les étoiles jalouses de sa beauté…
Sa brillance l’aveugle,
Et il est heureux,
Le Lune est irrémédiablement attiré vers les flots
Empressés de le dévorer cruellement, comme chaque matin…
Elle lui sourit, lui envoie un petit rayon…
Il lui servira à vivre jusqu’à ce soir…
Il reflète son or,
Le transforme pour lui offrir un ultime cadeau,
À Elle…
Il lui envoie sa pâle lumière, la seule chose qu’il possède…
Il tente de freiner sa chute forcée vers les remous de l’Océan,
Mais il réussit à peine à l’apercevoir,
Elle…
Une dernière fois avant le lever du Jour…

Quel rêve fugitif,
Chaque jour renouvelé…
Quelle passion dévorante,
Jeu de lumière mêlées,
Rencontre de deux astres,
Opposés mais complémentaires,
Condamnés à se croiser sans pouvoir s’étreindre…
Quel rêve fugitif…

Il rêvera tout le jour d’Elle,
Au plus profond des Abysses où il dort
La laissant gouverner son empire,
Celui du Jour, agité et bouillonnant…
Il attendra…
Il attendra de pouvoir remonter observer la Nuit,
Éternel royaume de calme,
Vaporeux et doux,
En attendant la Soleil…

Il rêve, oui, il rêve…
Il rêve d’Elle…
Il rêve qu’ensemble,
Elle, la Soleil,
Et lui, le Lune,
Qu’ensemble ils puissent régner
Sur une Aube jamais finie,
Sur un Crépuscule éternel…
Et créer ensemble leur propre système solaire…
Voler conjointement dans les limbes,
Entourés d’une flopée de planètes
Et de comètes,
Éternels souvenirs de leur Amour…
Ceints de cette couronne d’étoile,
Dans une demeure de Vide et d’Absolu,
Jouant ensemble dans une histoire,
Celle de la Vie,
Celle de la Renaissance,
Celle de la Création,
Celle du Jour et de la Nuit,

Celle de la Soleil et du Lune…

© Lothenon *Pethdan* 

Poèmes – Fini ? Même si…

Février 2006…

Même si tu veux m’oublier,
Même si nos cours sont brisés,
Même si tu ne t’en souviens plus,
Sache que des bons moments, il y en a eu…

Rappelle-toi ces sourires,
Ces heures passées à rire;
Rappelle-toi tous ces baisers,
Tous ces instants sans rien penser.

Quand je croise ton regard parme,
Tes yeux emplis de larmes,
Mon coeur s’arrête, pris de remords…
Souviens-toi comme c’était fort…

Quand je m’égare sur la courbe de tes lèvres
Et sur les lignes si tendres de tes yeux
Qui autrefois semblaient tellement heureux,
Je me vois comme une page, toi comme un livre…

Alors pardonnons-nous nos erreurs
Car nous deux, ce n’en était pas une, j’en ai peur…
Arrêtons tous ces pleurs, tout ce malheur
Et espérons nous revoir un jour dans un monde meilleur…

Lothenon *Pethdan*

Bribes – Toi…

Un ptit truc moche que j’ai écrit… [je le publie pour vous donner l'illusion que le reste est mieux ^^]

Toi…
Toi, si belle que j’en meurs…
Toi, si belle qu’il te suffirait d’ouvrir tes paupières pour obtenir quoi que ce soit…
Toi, si belle que je semble vivre à nouveau…
Toi, si belle que toucher ta main serait le meilleur des remèdes à ma passion…
Toi, si belle aussi qu’effleurer ton visage me plongerait dans une folie douce, agréable et rassurante…
Toi, si belle que dormir avec ta pensée est le meilleur de rêves…
Toi…

 

pix: rien à voir… j’avais juste envie ;)

Poèmes – Aníron

 

O môr henion i dhû :
Ely siriar, êl síla.
Ai! Aníron oltho o Hilmarien Linnathell…

Tiro! Êl eria e môr.
I ‘lîr en êl luitha ‘úren.
Ai! Aníron oltho…

A Silmarien, Fëanárdil i Tinúlach aníra linno : « Ce melin » !

Des ténèbres je comprends la Nuit :

Les rêves s’écoulent, l’Étoile brille.

Ah ! je désire rêver de Silmarien Linnathell…

Vois ! Une étoile s’élève au-dessus des ténèbres.

La chanson de l’étoile résonne dans mon cœur.

Ah ! je désire rêver…

Ô Silmarien, Fëanárdil la Flamme du Crépuscule Étoilé veut chanter « je t’aime » !

No in elenath hîlar nan râd gîn, ce i melin… i lalaith híla o nîf gîn… ar i estel tinna mi i gloereb elu hin gîn…

Poèmes – L’Endormie…

 

« L endormie »

 

 

 

I

Dehors, le froid fait se geler la lumière des étoiles

Mais toi, tu dors ;

Assoupie sur ce lit, tu rêves.

À quoi, je ne saurais le deviner

Mais à voir ton sourire, tu es ailleurs

Loin.

Et moi, assis près du feu qui couve dans l’âtre,

Je te contemple…

Les flammes éclairent mes yeux

Qui percent la faible lumière

Du crépuscule.

Je te contemple et je pose mon regard

Sur les draps qui t’entourent de leur chaleur,

Jaloux de la caresse qu’ils reçoivent.

Le jour décline et j’ai du mal à percer l’obscurité

Qui te cache à mes yeux.

Je me lève et tourne mon regard vers les bois

Endormis eux aussi dans les ténèbres.

Le gel emprisonne l’éclat des étoiles

Et le givre entreluit dans la brume.

Au loin, la Lune se lève

Et vient jeter sur mon visage ses pâles rayons.

La nuit est froide au-dehors ;

La fenêtre semble m’isoler d’un rêve étrange,

Surnaturel.

Un nuage passe,

Et vient recouvrir de ses ombres l’Astre de la Nuit ;

Tout redevient ténèbres,

Tout est noir comme après une vision d’un autre monde.

Soudain surgissent à nouveau les rayons laiteux

Et je me retourne pour les voir illuminer ton sourire.

Leur pâle éclat vient se refléter dans tes cheveux

Mais tes yeux rêvent, loin,

Et ne peuvent voir la nuit t’entourer comme un écrin

Qui protège un bijou.

Longtemps je reste là, assis,

À regarder la lumière rebondir sur les draps blancs

Et à écouter ta lente respiration apaiser mon cœur…

Tu te retournes et t’enroule dans ton cocon,

Me privant de ton visage endormi.

Tu as froid.

Je m’approche de la cheminée où ne brûlent plus que des cendres

Et ranime les braises comme un sourire redonne vie à un amour en perdition.

Les flammes s’élancent, dansent,

S’enroulent et déroulent leur lumière sur toi

Comme une caresse tendre, une de celles que je ne peux te donner.

Tu souris, et mon cœur chante

En te voyant ainsi bercée par la lumière virevoltante.

Dans la nuit qui endort le monde silencieux

Hulule une chouette :

C’est la mi-nuit.

Une demi obscurité s’est déjà écoulé,

Le temps fuit et s’enfuit alors que je te regarde rêver…

Lentement je m’approche,

Et m’agenouille à tes pieds, ô toi que j’aime,

Toi qui ne le sais pas.

La nouvelle flambée vient une fois de plus luire dans tes cheveux

Étalés autour de ton visage,

Ténébreux sur l’oreiller

Mais rougeoyants dans les lumières mêlées de la Lune et du feu.

II

Assoupie tout près de mes yeux qui s’enivrent de te voir ainsi insouciante et belle,

Tu ne sais pas que si je t’observe,

C’est parce que je t’aime

Et que je ne peux plus vivre que grâce à ta présence en ce monde…

Si tu savais…

Si tu savais comme mes yeux te dévorent

Tandis que, l’esprit vagabond, tu erres en des endroits lointains.

Mes mains s’approchent de ton visage, que je distingue à peine dans la pénombre ;

Le cœur défaillant, je tends une main fébrile vers ta joue.

De tes lèvres fines et belles sort un doux soupir ;

Sans doute loin là-bas, depuis ces terres où tu te promènes,

Tu sais que quelqu’un t’aime,

Quelqu’un qui veille sur ton sommeil avec bienveillance,

Quelqu’un qui depuis si longtemps n’ose te le dire…

Ma main effleure ta joue qui ne se dérobe pas sous la caresse ;

Ton sourire se dessine sur tes lèvres, juste sous mes yeux qui profitent de cet instant fabuleux…

L’ombre de la nuit se fait plus dense par-delà la vitre

Mais je ne le vois pas,

Tant mon regard caresse ton visage…

J’oublie les heures qui s’écoulent, fuyantes et éphémères,

Ta joue au creux de ma paume et ton souffle qui me berce tel un rêve…

Je repose ma tête amoureuse au bord du lit pour mieux voir tes paupières refermées sur tes yeux embrumés.

Ainsi je reste à fixer ton image dans mon esprit :

Une fée reposant au creux de simples draps blancs,

Dont les plis forment les vagues d’un océan sur lequel j’aimerais voguer des heures durant…

Le pâle reflet de la neige sur la plaine et l’éclat des étoiles qui veillent sur toi

Ne font plus qu’un avec le doux rougeoiement des braises qui se consument

Là-bas, dans l’autre coin de la pièce,

Si loin que je ne veux te quitter pour aller raviver les dernières cendres du foyer encore tiède.

Ma passion et tes rêves te tiendront chaud.

Depuis des heures, quelques instants il me semble,

Je te contemple…

Je ne puis retenir une autre caresse…

Ma main erre sur les courbes de ton visage que je ne distingue plus,

Mais je le sens, là, tout près de moi ;

Tes lèvres d’où sort la lente musique de ta respiration, tes sourcils qui disent le bonheur où tu es plongée

Là-bas, au pays des rêves ;

Ton front ; je remets une mèche de tes cheveux en place…

Je ne vois pas leur doux reflet, mais je sens leur caresse entre mes doigts…

Enfin ma main s’égare à nouveau sur tes lèvres, ton menton pour achever son doux voyage dans ton cou…

Je t’aime et tu ne le sais pas…

Tu le ressens juste… là-bas…

Si lointaine et si proche…

Si belle…

Beauté invisible, tu m’éblouis dans les ténèbres…

Le feu est mort dans la cheminée, mais tes rêves continuent,

Beaux et insouciants, libres et étonnants…

Je reste à genoux,

Je te contemple…

Je pose ma paume près de ta figure endormie ;

Tu semble entendre mon appel de là où tu voles,

Et tu saisis ma main.

Tes doigts s’entremêlent avec les miens,

Et l’espace d’un instant je crois que tu t’es réveillée…

Ma tête glisse vers la tienne

Mais tu dors.

Mes yeux ne peuvent quitter la silhouette de ton visage

Qui se dessine dans le noir

Tel le croquis surnaturel d’une déesse endormie…

Tu dors et je t’aime, tu ne le sais pas et tu dors …

Je t’aime et je voudrais enfouir mon visage dans tes cheveux à tout jamais,

Y dormir et y rêver…

Rêver… avec toi.

M’envoler avec toi vers le pays lointain de ton sommeil,

Pour que tu me montres ce qui y vit de beau…

Ta main se desserre et lâche la mienne,

Présence rassurante au creux de ton sommeil.

Tes doigts glissent le long des draps

Et s’endorment à nouveau le long de ta silhouette.

III

J’entrevois un sourire qui s’esquisse sur ta bouche un instant,

Sourire de joie libre et de bonheur simple,

Celui de rêver…

Mais ce sourire, tu me l’offres peut-être parce que tu es amusée, là-haut loin dans tes rêves étoilés,

Amusée de découvrir que mon cœur t’es tout entier dédié,

Temple infini en l’honneur de ta beauté.

Palais aux milles portraits de toi,

Empli de souvenirs, de milles esquisses de tes yeux,

Temple trop étroit pour contenir un amour devenu passion…

Galerie jamais terminée de statues te représentant,

De rêves inachevés,

De caresses maintes fois réprimées,

De paroles trop longtemps gardées en moi…

Temple bâti pour la fée qui s’étend, rêveuse, devant moi,

Autel consacré à ta splendeur,

Maigre cadeau pour une reine à qui je sacrifie mon cœur,

À qui je donne en offrande ces mots qui traversent mon esprit,

Fugaces encensements pour une divinité

Devant laquelle je ne me serai jamais assez agenouillé…

Mais, le sais-tu vraiment ?

C’est ce qu’il semble, mais peut-être que ton sourire

Ne vient que de tes rêves heureux ?

Je me plais à penser que mon regard tendre t’a donné confiance en ton serviteur…

Je me mets à espérer que mes offrandes et mes prières t’ont enfin atteinte…

Que les mots que j’ai si longtemps murmurés pour toi

Ont trouvé le chemin de ton cœur…

Rêve inaccessible, étoile fuyante,

Toujours ta présence s’est dérobée à mon amour…

Alors comment pourrais-tu maintenant entrevoir

Une partie du temple que ton adorateur a construit,

Les offrandes que ton prélat t’a demandé d’accepter

Priant pour un simple regard en retour ?

Je rêve, la tête posée contre la tienne, tes cheveux dans les miens…

Je suis dans un rêve bien réel mais le monde semble s’être évaporé

Pour ne laisser plus que nous deux

Toi et moi ; toi qui sommeilles sous mes caresses vaines…

Tu dors et je t’aime, tu ne le sais pas et tu dors …

Je te contemple…

Je ne peux contenir ma passion,

J’aimerais tellement que tu me fasses entrer dans ton rêve

Pour que je puisse te murmurer « Je t’aime »…

Je me penche pour poser un dernier baiser sur ton front,

Une dernière caresse sur tes lèvres.

Je te contemple…

Enfin je me lève et jette un dernier regard sur tes paupières refermées

Avant de me retourner.

Le jour pointe, l’aurore teinte déjà les cimes de rose,

Et une lumière grise entoure la maison perdue sur la colline…

J’entrevois le monde encore assoupi derrière la buée de la vitre…

Mais mes yeux n’aiment qu’un spectacle, et c’est celui de te voir…

Alors je reprends ma place près de la cheminée qui brûle d’une nouvelle flamme…

Je te contemple…

IV

Je t’aime et tu ne le sais pas, tu t’éveilles et c’est moi qui dors…

La douce chaleur de la pièce et ta silhouette assoupie dans ton lit ont eu raison de moi,

Et je sombre dans le rêve… tu es à côté de moi et nous volons ensemble…

Ce n’est qu’un rêve car toi tu te glisses hors des draps

Qui toute la durée de ma contemplation t’ont enveloppée de leurs caresses…

Tu te lèves et tu vois que je dors,

Assis au bord du foyer ardent, je rêve de toi et tu ne le sais pas…

La clarté du soleil t’inonde de sa lumière dorée

Et révèle ta beauté jusqu’alors aveuglée par la nuit…

Mais je dors…

Et tu souris de me voir ainsi, fatigué mais heureux, le visage rayonnant…

Tu te demandes pourquoi je semble ne pas avoir dormi

Ce qui avait bien pu me tenir ainsi éveillé

Toute la nuit, à tes côtés.

Tu te le demandes, mais tu le sais…

Ton cœur sait que je l’aime,

Tes yeux aussi savent que je ne peux vivre sans eux…

Tu le sais… mais n’oses te l’avouer…

Je rêve au loin mais tu es proche,

Je suis ici et ailleurs,

Tu es là, accroupie près du feu, et aussi dans ma tête rêveuse…

En même temps…

Le jour se lève sur ta peau comme une caresse lumineuse.

Mais moi je ne suis plus à tes côtés pour admirer les reflets luisants des braises sur ton visage,

Ces reflets qui palpitent sur tes paupières comme la passion qui brûle mon cœur…

Les mots errent et se mélangent dans mon esprit qui dort ;

La folie d’un rêve que l’on croit bien réel

Me fait perdre pieds dans le sommeil où je me noie volontiers,

Puisque tu es là…

Je t’aime et je dors, tu ne le sais pas et je suis loin…

Tu me contemples…

Un ami qui t’as toujours témoigné son affection.

Mais ce que tu vois n’est que l’ombre du visage

D’une passion plus grande qui m’anime et me ranime…

Ton regard et ta voix se mêlent au cœur de mon rêve

Et dessinent un nouveau portrait de toi à accrocher dans mon esprit…

Tant d’offrandes en ton nom,

Tant de mots jetés sur des pages vides,

Pour toi…

Un ami qui veille sur toi,

Un amant méconnu qui sommeille

Après t’avoir protégé du noir

De mes yeux enivrés.

Là où j’erre,

Dans le pays que tes pieds foulaient il y a quelques instants encore,

La mer a le son de ta voix

Et les étoiles me regardent avec tes yeux…

Je rêve et mes sens se mêlent…

Il me semble que je peux frôler ton visage,

Mais ce n’est que ton reflet dans le ciel de mon sommeil…

Tu te promènes sur ces terres inexplorées

Même si tu n’es pas avec moi ici,

Ton souvenir, lui, m’accompagne…

Je m’approche, et du haut de mon rêve je peux respirer ton regard, caresser ta voix, goûter ton parfum, et lire ta peau…

Tout est à la fois si irréel et si proche…

Je rêve…

Ma rêverie m’autorise à frôler ta joue

Et à m’imprégner sans relâche de ces yeux que j’aime.

Toute ma passion se déverse dans les mots que j’aligne pour toi,

Mais mes phrases sont trop étroites et ne peuvent contenir l’assaut de mon cœur.

Alors je prends ton visage entre mes mains et je et répète ces mots :

« Je t’aime »

Tout simplement… tout simplement…

Si peu… et tellement…

Je te caresse du regard pour oublier que tu es loin,

Pour caresser autre chose que ces pages blanches

Où j’aligne mes absurdités

Pour soigner mon délire,

Ma folie de toi…

Tant de fois j’ai souhaité prendre dans mes bras

Autre chose qu’un rêve

Qu’une illusion…

Je t’aime et tu ne le sais pas, je t’aime et je dors…

Tu me contemples…

Tu aimes bien ce petit garçon

Sans te douter que toute la nuit il a veillé sur toi,

S’enivrant de chacune de tes respirations,

Buvant le bonheur de te voir ainsi endormie

Et heureuse…

Je t’aime et tu ne le sais pas…

Tant de fois dans l’ombre j’ai voulu partir pour n’importe quel endroit de la Terre

Où tes pieds aient marché…

Je rêve…

Tu te lèves pour admirer le soleil qui lance ses joyeux rayons à travers les branches des arbres

Et qui dissipe le brouillard de la nuit…

Un soleil qui en illumine un autre,

L’astre du jour qui offre ses rayons en premier cadeau

À cette fille que j’aime…

Tu laisses la lumière te réchauffer le cœur

Et tu regardes l’ami enseveli dans ses rêves

Qui soupire

Là, juste à côté de toi.

*** Je dors et je t’aime, tu ne le sais pas et je dors …***