Sindarin – Chanson de Legolas : “Na’Aear ! Vers la Mer !”

Illustration: Les tours d’Emyn Beraid, les Collines des Tours, à l’Ouest de la Comté, et le Beau Peuple qui fait son dernier voyage vers les Havre Gris de Mithlond… Ils longent le fleuve de la Lune et s’apprêtent à partir vers l’Ouest à bord de leurs navires couleur d’argent… par Ted Nasmith

Voici la traduction en Sindarin d’une partie du Chapitre 4 Le Champ de Cormallen (Cor Mallen, à l’origine, et qui signifie, au passage, “Anneau d’Or”) du livre 6 du Seigneur des Anneaux

*
Pent Legolas: «Ar im padathon vi eryn en-dôr vain hen i nâ îdh far. Ned orath i telithar, ae hîr nín Edhellen devitha, pin o gwaith vín anglennatha simen; ar ir telitham natha dôr hin i ‘alu, dan na lû thent. Na lû thent: ahad, cuil, haran inath in Edain. Dan Anduin nef, ar Anduin tôg dadbenn na ‘Aear. Na ‘Aear!

Na ‘Aear, na ‘Aear! Mýl ‘lain nallol,

I sûl ribiel a i falf ‘loss reviol.

Na annûn hae, ias Anor dannol.

Cair vith, cair vith, lastal hain canel,

Lamath in-gwaithen i gwennin no nin?

Gwannathon, gwannathon taur i onnant nin;

an midui orath vín a dennin inath vín.

Trevedithon ‘aear land erui ciriel.

Falvath enainn bo Mathedfalas dannol,

Lamath vilui vi Tol Gwannen cannen,

Vi Tol Ereb, ned Bar-in-Edhil i Edain ú-gennir,

Ias lais ú-dhannar: dôr en-gwaith nín an-uir!»

A linniel hen Legolas gwannant dadbenn en amon.

*

Traduction mot-à-mot: (oui, mot-à-mot, pas que vous croyiez que c’est du “petit nègre” ^^ c’est bien du français, mais c’est pour faciliter la compréhension de la traduction…)

Dit Legolas: «et je marcherai dans [les] bois de ce pays beau , qui est tranquille assez. Dans les jours qui viendront, si seigneur-mon des Elfes permettra, quelques uns de peuple notre approcheront ici; et quand nous viendrons [ce] sera pays ce la bénédiction, mais pour [un] temps court [dans le sens d'un instant]. Pour [un] instant court: mois, vie, centaine d’années des Hommes. Mais Anduin [est] sur-ce-côté [dans le sens de près de], et Anduin mènera vers [la] Mer, Vers [la] Mer!

Vers [la] Mer, vers [la] Mer! Des mouettes blanches crient,

Le vent souffle et l’écume blanche vole,

Vers l’Ouest au loin, dans lequel la Soleil tombe.

Bateau gris, bateau gris, les entends-tu appeler,

Voix de mon peuple qui passa avant moi?

je quitterai, je quitterai une forêt qui m’ennuie;

pour derniers jours nos et tombantes années nos.

je traverserai la Mer vaste seul naviguant.

Les vagues [sont] longues sur Dernière côte tombantes,

Les voix [sont] douces dans l’Ile Perdue appelantes

Dans Solitaire Ile, dans la demeure des Elfes que les Homme ne voient pas,

Dans lesquelles les feuilles ne tombent pas: pays de peuple mon pour toujours!»

Et en chantant ceci, Legolas descendit la colline.

Lothenon *Pethdan*

Khuzdûl – La Chanson de Durin

Pour l’adaptation de La Communauté de l’Anneau au cinéma, Philippa Boyens a composé de très nombreux textes et poèmes qui seront utilisés dans la bande son… en voici un, celui que l’on entend lorsque la Communauté franchit les portes de la Moria, et commencent leur périple dans l’ombre.

 

Khuzdûl

Durin ku binamrad
Ugmal sulu addad ku ba
Abad ku ganaga
Tur ganad
Abanul Durin
Ku bin Amrad
Ku ba kana a na aznan
Un du abad
Ku gan aga aznan.

Le poème original de Ph. Boyens est:

Durin who is Deathless
Eldest of all Fathers
Who awoke
To darkness
Beneath the mountain
Who walked alone
Through halls of stone
Durin who is Deathless
Lord of Khazad-Dûm
Who cleaved The Dark
And broke
The silence
This is your light!
This is your word!
This is your glory!
The Dwarrowdelf of Khazad-Dûm!

Traduction :

Durin qui est Immortel
L’aîné de tous nos Pères
Qui se réveilla
Des ténèbres
Au-dessous des montagnes
Qui marcha seul
A travers les halls de pierre
Durin qui est Immortel
Seigneur de Khazad-Dûm
Qui fendit l’Ombre
Et brisa
Le silence
Ceci est ta lumière!
Ceci est ta parole!
Ceci est ta gloire!
Le Dwarrowdelf de Khazad-Dûm…

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Sindarin – i’lîr Aragorn “La Chanson d’Aragorn”


Dans Les Deux Tours, lorsqu’Aragorn croit tout perdu, voici ce qu’Arwen Undómiel fait naître dans son esprit…

Sindarin :

Uich gwennen na ‘wanath ah na dhín.
An uich gwennen na ringyrn ambar hen.
Boe naid bain gwannathar,
Boe cuil bân firitha.

Boe naer gwannathach…

Traduction :

Vous n’êtes pas lié à la perte et au silence.
Parce que vous n’êtes pas lié aux cycles de ce monde.
Toute chose doit continuer,
Toute vie est destinée à s’éteindre…

Triste vous devez aller…

Quelques clés :

uich, contraction de ú-ich, “tu/vous n’est/êtes pas” [on reconnaît la terminaison en -ch, marque de la seconde personne]

gwenna- verbe signifiant “lier” -> gwennen, “lié”

na, “à, vers”

gwannath “mort, disparition” avec un sens appuyé de disparition, d’évanouissement, de partance, de mort spirituelle, pas forcément matérielle-> ici forme lénifiée : ‘wannath

ah “et”

dîn “silence”, ici formé lénifiée : dhín

an “pour”, mais ayant ici la signification de “parce que”

ringorn, “cerle, cycle”, pluriel ringyrn

ambar “monde”

hen “ce, celui-là”

boe “il faut”, une forme difficile à rendre en français… implique une pression extérieure impersonnelle, on est en quelque sorte poussé naturellement, obligé de faire quelque chose

nâd, “chose”, pluriel naid

bân “tout, en entier”, pluriel bain

gwanna- verbe signifiant “mourir, disparaître, partir” + terminaison -th- du futur + terminaison -r de la troisième personne du pluriel

cuil “vie”

firitha-verbe signifiant “mourir” au sens propre du terme, et aussi “se terminer”

naer “triste, lamentable”

gwannathach “vous devrez partir”, car gwann- a aussi le sens de “partir”

Sindarin – Aerlinn Elendil, “l’Hymne d’Elendil”

Aerlinn Elendil


A Falas athan Gaer ‘Wathui!

A Dôr ias Edhil dhorthar hi!

A Círbann – bar guren velui!

In felf na-falas dringar hi,

i mŷl ‘lain horthar; Orn lothui!

Adui hain palan-diron im

ir cenin Vengîl eriol

or gardh od Annûn annui,

fael or Gondobar-naur lachol,

a laeg or di, buig ar arui.

A Gîl i ‘wath no vroniol

úmarad fired le vi fuin.

Traduction anglaise (texte original de J.R.R. Tolkien):

O Shore beyond the
Shadowy Sea!
O Land where still the Edhil are!
O Haven where my heart would be!
The waves still beat upon thy bar,
The white birds wheel; there flowers the Tree!
Again I glimpse them long afar
When rising west of West I see
Beyond the world the wayward Star,
Than beacons bright in Gondobar
More fair and keen, more clear and high.
O Star that shadow may not mar,
Nor ever darkness doom to die.

Traduction française

O Rivage au delà de la Mer ténébreuse !
O pays où les Elfes sont toujours !
O Havre où mon coeur serait !
Les vagues frappent toujours sur votre côte,
Les oiseaux blancs tournoient; là l’Arbre fleurit !
A nouveau je les entrevois au loin
Quand s’élevant à l’ouest de l’Ouest je vois
Au delà du monde la capricieuse Étoile,
Puis les phares lumineux à Gondobar
Plus beaux et vifs, plus clairs et hauts,
O Etoile que l’ombre n’abîme pas,
Ni même les ténèbres vouées au trépas.

L’Art de la Guerre – Stratégies et formations de combat

La formation adoptée au combat diffère selon les circonstance, et l’on montrera, preuve à l’appui, que son choix peut se révéler crucial…

La Bataille de la Dernière Alliance :

I – Le Bouclier Palissade

Thangail en Sindarin, la langue parlée le plus couramment par le peuple d’Elendil. (de thang, bouclier, et cail, désuignant une grille hérissée, une palissade de pieux aiguisés…[forme primitive kegle, venant de keg-, "épine, barbelure", que l'on retrouve dans le mot primitif kegya, "haie piquante", d'où le Sindarin cai... rappelons les Morgai, les Pics Sombres de Mordor...]).

Sandastan en Quenya, signifiant “bouclier barrière”, dérivé des primitifs thandá “bouclier” et stama- “barrer, exclure”…

Il s’agit d’une formation resserrée en bloc, de manière à absorber les coups de l’ennemi… Nulle fuite, nulle esquive, seulement des troupes placées de telle sorte à ressembler à un rocher brisant l’écume… des troupes massées pour moins de pertes… Les piquiers sont placés tout à l’extérieur de la bande, aux côtés des “Hommes-boucliers”, ces troupes massivement protégées de mailles épaisses et de boucliers monumentaux, sortes de boucliers humains sans grande force de frappe, mais très difficile à écraser… Les archers, juste derrière les lanciers, sont ainsi protégés, et plus à même de tirer en continu, bien à l’abris derrière les boucliers… Les flèches ont un rôle important dans cette formation, puisque pendant que l’avant encaisse les coups et réduit les dégâts, l’arrière doit anéantir l’ennemi dès son approche… Dès que l’assaillant parvient à portée de flèche, la marée de traits ne doit pas s’interrompre, tant pour briser l’attaque en cours et supprimer les renforts adverses que pour balayer une éventuelle retraite de l’ennemi…

II – Le Fer de Lance

Dirnaith en Sindarin, en Quenya nernehta, “homme-fer-de-lance”, est une formation en coin, déployée sur une courte distance contre un ennemi en train de se rassembler, mais non encore en ordre de bataille, afin de semer le chaos et le désordre dans ses rangs, ou contre une formation défensive en rase campagne.
Le Quenya nehte et le Sindarin naith s’applique à n’importe quelle formation ou projection s’effilant en pointe : une pointe de flèche, une langue de terre, un coin, un promontoire étroit (de la racine nek, “étroit”); voir le Naith de Lórien, la portion de terre à l’angle du Celebrant et de l’Anduin, où la Communauté et Galadriel prirent leur ultime repas en guise d’adieu, qui au confluent même des deux rivières se fait si étroite qu’on ne peut l’indiquer sur une carte à petite échelle.

Cette formation vise à briser les rangs ennemis, à écarter, diviser les armées de petite taille, et à les détourner de leur objectif, tout en les empêchant de se rassembler et de communiquer pour s’aligner sur des ordres communs…

III – La marée tranchante

Elle se nomme Aegduinen, ou Aigdannen en Sindarin, de aeg/aig, “tranchant” et duinen/dannen “marée” [de duin, "courant", ou danna- "tomber", selon le sens de la marée], et Hócirilanwë en Quenya [de hóciri-, "trancher" et lanwë, "flux et reflux"]

Cette attaque complexe se déroule en plusieurs étapes :

*Les troupes attendent que l’ennemi s’approche assez près;
*Les archers commencent à tirer;
*Les lanciers, épéistes et piquiers s’avancent eux aussi à la rencontre de l’ennemi, de sorte que même si ce premier rang est balayé, l’ennemi mette un certain temps à rejoindre les troupes suivantes;
*Pendant que la première vague combat, les archers et le reste de la troupe s’avancent;
*De nouveaux épéistes s’élancent hors de la formation, toujours en une ligne continue… Soit pour renforcer leurs camarades de la première vague, soit, s’ils ont péri, pour stopper l’avancement ennemi;
*La seconde attaque ennemie est lancée;
*Cette seconde vague est stoppée ou ralentie;
*Au fur et à mesure, l’on voit bien que le centre du combat, la zone de rencontre des troupes amies et ennemies bouge : la zone d’affrontement se rapproche de plus en plus de l’ennemi, qui ne le remarque pas forcément tout de suite…
*À force d’avancer, les troupes amies parviennent presque à portée des ennemis;
*À ce moment précis, tous les épéistes en réserve s’élancent et balayent la vague de l’ennemi;
*Cela occupe l’ennemi, et pendant ce temps-là, les archers amis avancent eux aussi, et tirent sur l’ennemi, qui se trouve sous une double attaque : une marée immédiate, et un feu lointain…
*L’ennemi est débordé par deux feux : S’il s’avance pour contrer l’offensive des épéistes, il devient encore plus vulnérable aux flèches des “gentils” ^^… mais s’il tient position, c’est la marée qui le prendra au cou, avant même qu’il n’ait pu adopter une formation défensive…
*C’est ainsi qu’un assaillant peut se retrouver assailli, et une armée bien organisée menée d’une main de maître, se déplacer au compte-goutte et parvenir aux portes de son ennemi…

Cette formation est efficace, notamment si l’ennemi ne s’en aperçoit pas… mais elle exige rigueur et coordination, et ne peut donc être maîtrisée totalement que par des Elfes ^^…
Le chef des troupes doit avoir une vue d’ensemble de ses troupes et de l’avancement général du combat, tout en veillant à garder l’offensive lorsqu’il l’a obtenue, sinon tout est perdu…

C’est la technique adoptée lors de la Bataille de la Dernière Alliance, qui permit à l’Alliance de repousser les Orques de Sauron jusqu’aux racines de la Montagne du Destin…

On voit très bien sur cette photo comment les épéistes en première ligne sont chargés de briser la première vague, tandis que les archers en retrait ne cessent leurs tirs…

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Musique – Ainulindalë

Directement lié au Silmarillion de Tolkien, l’Ainulindalë Project a pour but de recréer une part de la splendeur des textes donnés dans ce livre mythique…

C’est tout bonnement merveilleux, alors ouvrez bien vos oreilles !

[Tout est en Quendya, une langue plus ancienne encore que le Quenya... je donnerai les traductions quand j'aurai un peu de temps !]

**

Intro – chapitre 1 du Valaquenta


Le Chant des Ainur


Le Chant des Ainur remanié


Prélude en forêt de Lothlórien

Traduction du premier chapitre du Valquenta [par moua ^^]

Valaquenta
~La Parole des Valar~

Eä Eru i estaina ná Ilúvatar Ardassë,
ar ónes minyavë Ainur i ner i híni sanweryo,
ar ner yo së nó ilúvë né ontaina.
Ar ten quentes, antala ten lammar lindalëo,
ar lirnentë, ar së né alassëa.

Nan andavë lirnentë ilquen erya
ecar pitya nótessë [sina lúmessë] ar hosta lastainë,
nan ilquen hanyanë minyavë sanwi Ilúvataro
yallon tulles, ar handessë nossento
palyanentë nan úlintavë.

Nan oi lúmessë ya lastanentë, entë tuller antumna handenna,
ar vanessë lindalento palyane
ar tulles marta sa Ilúvatar tultanë Ainur eryenna
ar quente ten taura lírë pantala ten analt’
ar analcarinquë or ya nó westanes
ar i alcar yesseryo ar i rille mettaryo elyaner Ainur,
yanen cawnentë ar carnentë úlamma…

[Pour la traduction, référez-vous au chapitre Valaquenta du Silmarillion, en attendant que je le recopie ici... merci ^^]

Poèmes – Laer an Annúminas “Ode à la Cité de l’Ouest”

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Laer an Annúminas…

Im? Dorthon min Annúminas…

A Annúminas, Minas en Annún…

Min Forodwaith ar Mithlynd, ránon mi Rhovanwaith an berio i Dúnedain…

Ar buio i innas i cherui i Nyr Alfirin…

…Maethon dan i Dhúath…

Annúminas… i anglaureb in yst in Aearrim…

Annúminas… i garas adanen, edhellen… caras peredhellen…

Annúminas… i garas ias meneg lam peden…

Annúminas… i lûth en i gant gîn mi i chîth meilu minuialen…

Annúminas… i veraid tynd gîn sílol mi ‘laur aduialen…

Annúminas… i aglar in maethor cand gîn…

Annúminas… i malthin i vegyr gîn sílol mi galad e’ndagor…

Annúminas… Annúminas i veleg… Annúminas i glaureb…

***

Ode à Annúminas…

Moi? J’habite dans la Cité d’Annúminas…

Ô Annúminas, Cité de l’Ouest

Entre les Terres du Nord et les Ports Gris, j’erre dans les Terres Sauvages pour protéger les Hommes de l’Ouest…

Et servir la volonté des Seigneurs des Terres Immortelles…

…Je me bats contre l’Obscurité…

Annúminas… la plus belle des Citadelles des Gens de la Mer…

Annúminas… la ville des Hommes, Elfes et Demi-Elfes…

Annúminas… la Cité où mille langues sont parlées…

Annúminas… le charme de ta silhouette dans les brumes pâles des premières lueurs du jour…

Annúminas… tes hautes tours brillant dans la lumière dorée du crépuscule…

Annúminas… la gloire de tes guerriers valeureux…

Annúminas… les casques de tes soldats qui brillent dans la lumière du combat…

Annúminas… Annúminas la Grande… Annúminas la splendide…

 

 

Lothenon *Pethdan*

Mathoms : Bac Blanc de chimie… version tolkiendil !

Le premier mathom d’une longue collection XD…

["... car tout ce pour quoi les Hobbits n'avaient pas d'usage immédiat, mais qu'ils ne voulaient pas jeter, ils le nommaient un mathom."
Le Seigneur des Anneaux
, prologue.
]

Un mathom hors du commun : un bac blanc de chimie, un vrai de vrai, de Terminale, sans la spécialité Physique-Chimie… réalisé par un professeur de Chimie véritablement Tolkiendil !!! Very Happy
…comme quoi tous les profs ne sont pas insensibles à la beauté et la subtilité de l’oeuvre du Maître !

J’avais trouvé ce mathom sur le site de la Demeure de Morlos et Nimwendil, deux Elfes pour qui j’ai une grande admiration…

—> http://perso.orange.fr/tolkien.mornim/tolkienmainframe.htm <—

et puis j’ai décidé de le faire, ce bac blanc… ^^
… j’ai voulu répondre à cette farce et puis en fin de compte je me suis bien éclaté… vous allez voir pourquoi avec le poème etc. … ^^

Dessins – Helegnir, l’Épée des Ténèbres

Pour continuer dans la série des “méchants”, voici l’épée de Ner’Zul le Seigneur des Humains Renégats dans mon livre, directement inspirée de Frostmourne, la lame maléfique d’un certain “Arthas”… ceux qui connaissent Warcraft devraient reconnaître Very Happy

…Autour de l’épée se trouve une multitude de mots inscrits en Tengwar Sindarin
pour commencer, le titre, en haut ; Helegnir “Pleurs Gelés” [de heleg "gelé", aussi helka "glace" et nir "larme, pleur, deuil"]
et la suite du titre, qui est également soulignée : Frostmourne (son nom anglais) puis i Vagol i Dhaedeloth “la Lame de l’Ombre de la Peur” [magol "épée" et Daedeloth "Ombre de Terreur", de dae "ombre" et deloth "terreur, peur avec un certain dégoût, répugnance terrifiée"]

…tout autour, un grand nombre de mots en rapport avec cette terreur de folie que provoque ne serait-ce que l’évocation de cette épée maléfique, emplissent le reste de la feuille :p :
[de haut en bas et de gauche à droite]

Colonne de gauche :

morn = “sombre”
goe = “terreur”
fern = “mort”
achas = “peur”
= “obscurité, nuit”
naeg = “douleur, souffrance”
dae = “ombre”
gûr = “mort”
gwannath = “mort, disparition”
fuin = “nuit, ténèbre, obscurité”
gorgor = “terreur, dégoût suprême”
girith = “peur frissonnante”
lith = “cendre”
daw = “nuit opaque, obscurité”
et tout en bas au milieu : helch “gel”

Colonne de droite :
gurth = “mort, disparition”
heleg = “gel”
môr = “nuit”
del = “terreur, dégoût, peur”
dúath = “obscurité, ombre, nuit”
guruth = “mort”
[là il y a le titre ^^]
maur = “obscurité”
gwath = “ombre, crépuscule… mais peu aussi signifier “tache”…

gwanu = “mort”

…et voilà pour un bon cours de Sindarin ^^…
… non mais sérieusement, tout ce que je voulais vous montrer absolument, c’est la richesse de cette langue qui donne tant de nuaces, de subtilités, de visions différentes, d’appréciations multiples d’un même mot, d’une même idée… chose que nous n’avons pas dans nos langues usuelle, si terriblement pauvres et discordantes… L’on est enchanté dès que l’on commence à entrevoir la beauté de ces phrases douces, dans lesquelles chaque mot a été choisi, tant pour sa signification que pour sa symbolique…

Protégé : Textes – I Dhúath i Bennas [II,?]

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Poèmes – Aníron

 

O môr henion i dhû :
Ely siriar, êl síla.
Ai! Aníron oltho o Hilmarien Linnathell…

Tiro! Êl eria e môr.
I ‘lîr en êl luitha ‘úren.
Ai! Aníron oltho…

A Silmarien, Fëanárdil i Tinúlach aníra linno : « Ce melin » !

Des ténèbres je comprends la Nuit :

Les rêves s’écoulent, l’Étoile brille.

Ah ! je désire rêver de Silmarien Linnathell…

Vois ! Une étoile s’élève au-dessus des ténèbres.

La chanson de l’étoile résonne dans mon cœur.

Ah ! je désire rêver…

Ô Silmarien, Fëanárdil la Flamme du Crépuscule Étoilé veut chanter « je t’aime » !

No in elenath hîlar nan râd gîn, ce i melin… i lalaith híla o nîf gîn… ar i estel tinna mi i gloereb elu hin gîn…